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Toulouse: un homme tué par des policiers alors qu'il fonçait sur eux, l'IGPN saisie

Un policier a été blessé après que le conducteur a foncé sur son véhicule.

Un policier a été blessé après que le conducteur a foncé sur son véhicule. - AFP

Des policiers ont fait usage de leur arme alors qu'un conducteur a refusé à deux reprises de se soumettre à un contrôle.

La police des polices devra faire la lumière sur cette intervention. Un homme de 27 ans est mort mardi matin après avoir été atteint d'une balle à la tête lors du tir d'un policier au terme d'une course-poursuite dans la nuit dans le centre-ville de Toulouse, en Haute-Garonne.

Il était 4h15 dans la nuit de lundi à mardi quand un équipage de la BAC (Brigade anti-criminalité) a pris en chasse un véhicule qui roulait sans lumière. Alors que les policiers demande au conducteur, seul à bord de la voiture déclarée volée, de s'arrêter, celui-ci poursuit dans leur direction et percute plusieurs véhicules stationnés. Les trois fonctionnaires font usage une première fois de leur arme et vise le pneu droit, selon le parquet de Toulouse. 

L'IGPN saisie

Le chauffard a toutefois poursuivi sa route et a foncé sur le véhicule de police, blessant un fonctionnaire. Trois autres policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention sont arrivés en renfort dans l'impasse où se trouvait le conducteur et les agents de la BAC. S'engageant à pied, ils demandent à l'homme de s'arrêter, mais là encore il refuse d'obtempérer. Les agents ont alors fait usage de leur arme, alors que le véhicule fonçait sur eux, touchant le conducteur à la tête.

Transporté à l'hôpital, il est décédé quelques minutes après son arrivée. Le parquet de Toulouse a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour déterminer si les tirs des policiers étaient légitimes. Le service régional de la police judiciaire de Toulouse est également saisie de l'enquête ouverte en flagrance des chefs d’"homicide volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique", "tentative d'homicide volontaire sur personnes dépositaires de l'autorité publique", "refus d'obtempérer aggravé" et "recel de vol".

Justine Chevalier