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Saint-Malo: onze enfants blessés dans l'évacuation d'un collège

Le collège Robert Surcouf, à Saint-Malo, doit fermer à la rentrée 2017.

Le collège Robert Surcouf, à Saint-Malo, doit fermer à la rentrée 2017. - Capture Google Streetview

La police est intervenue jeudi matin au collège Surcouf à Saint-Malo pour évacuer l'entrée occupée par des élèves, des parents et des enseignants mobilisés contre la fermeture de l'établissement prévue en 2017.

Onze enfants ont été blessés jeudi matin dans l'évacuation musclée par les forces de l'ordre de l'entrée du collège Robert-Surcouf de Saint-Malo. Tôt dans la matinée, des parents d'élèves, des enseignants et des collégiens ont investi la cour de l'établissement pour protester contre la fermeture programmée à la rentrée 2017 du collège. Après deux heures de blocage, les policiers ont reçu l'ordre d'évacuer les participants. 

Vers 7h30, rapporte Ouest-France, une quarantaine de personnes se sont massées devant l'entrée du collège, rue de la Chaussée à Saint-Malo, pour dénoncer la décision du Conseil départemental de fermer l'établissement. Bloquant les grilles, empêchant la tenue des cours, les contestataires ont déployé des banderoles et distribué des viennoiseries, tout en scandant des slogans. 

Pleurs et contusions

Après deux heures de blocage, vers 10 heures, les autorités ont donné l'ordre d'évacuer. Une opération très ferme, selon France 3 Bretagne, qui a provoqué une véritable pagaille parmi la foule rassemblée devant le collège. Parents et enfants ont été bousculés, certains violemment, par les policiers. De nombreux collégiens étaient en pleurs.

Dans la bousculade, onze enfants ont été blessés. Souffrant pour la plupart de contusions, ils ont été pris en charge par les pompiers appelés sur place. Trois d'entre eux ont été hospitalisés. Le principal du collège Surcouf a lui réclamé à l'Education Nationale la mise en place d'une cellule psychologique.

Vive condamnation

La mairie de Saint-Malo, a elle de son côté, demander des précisions sur cette intervention à la préfecture d'Ille-et-Vilaine. "L'évacuation par la police nationale a été diligentée à la demande de l'Education nationale par les services de l'Etat, précise un communiqué de Claude Renoult, le maire divers droite. Le maire demande les justifications de l'intervention des forces de l'ordre." 

Le syndicat SNES-FSU Bretagne a dénoncé une "violence qui a touché des collégiens et des parents d'élèves" qu'elle a condamné. Appelant à un nouveau rassemblement devant le collège dans l'après-midi, l'organisation a déploré la "décision brutale" de fermer l'établissement "en réseau d'éducation prioritaire" dans un quartier populaire. 

J.C.