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Perpignan: le père déjà entendu dans une affaire de disparition

Francisco Benitez, dans une vidéo-confession diffusée dimanche par Paris Match.

Francisco Benitez, dans une vidéo-confession diffusée dimanche par Paris Match. - -

Francisco Benitez, dont l'épouse Marie-Josée et la fille Allison sont portées disparues depuis le 14 juillet, avait déjà été entendu par la police, dans une affaire de disparition, en 2004.

Francisco Benitez, le mari et père des deux disparues de Perpignan, avait déjà été entendu par la police, en 2004, dans une affaire de disparition. L'homme, retrouvé pendu lundi, était le principal témoin dans la disparition de son épouse Marie-Josée et de sa fille Allison, dont on est sans nouvelle depuis le 14 juillet.

Or, il y a neuf ans, ce sous-officier de la Légion étrangère avait été entendu comme témoin dans la disparition d'une femme qui aurait été sa compagne, ont indiqué mercredi des sources proches de l'enquête. Il était alors affecté dans une caserne de Nîmes, dans le Gard.

Simone de Oliveira Alves, décrite comme "de type sud-américain" a disparu le soir du 29 novembre 2004. Elle est partie "après avoir récupéré à son domicile quelques effets vestimentaires et confié ses enfants à la garde d'un proche", selon l'avis de recherche de la police, toujours en ligne.

Le dernier à les avoir vues

Francisco Benitez aurait été le dernier à avoir été en contact avec elle. Mais comme pour Marie-Josée et Allison, il n'aurait pas signalé spontanément sa disparition. Interrogé par les policiers, il leur aurait expliqué que la disparue et lui s'étaient disputés, qu'elle avait pris ses affaires et qu'elle lui avait ensuite envoyé un texto pour lui signifier qu'elle ne reviendrait pas. L'information judiciaire ouverte dans cette affaire n'a pas abouti.

D'après la déposition qu'il a faite au commissariat de Perpignan le 25 juillet, il est également le dernier à avoir vu son épouse Marie-Josée et sa fille Allison, 19 ans, dans l'après-midi du 14 juillet. Il y indique qu'elles ont fait leurs valises et ont quitté à pied le domicile familial. En dépit de sa mort, les enquêteurs continuent de s'intéresser à ce "témoin capital", en exploitant notamment les données de son ordinateur.

L'homme, qui s'est selon le parquet de Perpignan "vraisemblablement suicidé", a laissé une lettre dans laquelle il clame son innocence dans la disparition de son épouse et de sa fille. Peu de temps avant sa mort, il avait également envoyé une vidéo à Paris Match où il confiait, en pleurs, ne plus supporter les soupçons dont il faisait l'objet.

M. T. avec AFP et Cécile Ollivier (vidéo)