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Nouveau procès Merah: les familles feront face à "cette nouvelle épreuve"

Olivier Morice, l'un des avocats des parties civiles du procès Merah.

Olivier Morice, l'un des avocats des parties civiles du procès Merah. - BFMTV

L'annonce d'un nouveau procès en appel dans l'affaire Merah constitue "une nouvelle épreuve" pour les familles, selon l'avocat Olivier Maurice. Mais il assure qu'elles "appuieront la position du parquet général".

Il y aura un deuxième procès Merah: vendredi, le parquet général a annoncé qu'il faisait appel du verdict de la cour d'assises de Paris, qui a condamné à 20 ans de prison Abdelkader Merah. 

"Nous ne sommes pas surpris", affirme Olivier Morice, l'un des avocats des parties civiles. "Car à la lecture des motivations de la cour d'assises, il y a un certain nombre de problèmes juridiques qui se posent: pour quelles raisons a-t-on retenu l'association de malfaiteurs à caractère terroriste, pour quelle raison a-t-on acquitté Abdelkader Merah?".

"Des problèmes juridiques se posent"

Le conseil souligne pourtant la difficulté que représente cette annonce pour les familles des victimes: "Les familles étaient satisfaites de la décision d'hier, parce qu'il y avait eu condamnation. Là, c'est une nouvelle épreuve à surmonter un nouveau procès, et un débat qui sera certainement vigoureux".

Pourtant, Olivier Morice le répète: "nous comprenons, nous appuierons la position du parquet général car il est évident que des problèmes juridiques se posent. Nous pensons que la complicité des actes reprochés à Abdelkader Merah pourrait être retenue par une cour d'assises d'appel".

Jeudi soir, deux figures emblématiques des parties civiles ont manifesté leur cruelle déception après le verdict. "On est trop naïf en France. Il faut qu'on se réveille pour protéger notre pays, pour protéger nos enfants", a lancé Latifa Ibn Ziaten, mère du premier soldat tué par Mohamed Merah. 

"C'est mieux que rien mais nos enfants, eux, ont pris perpétuité. Dans quinze ans, il aura tout oublié. Nous, notre peine, notre malheur est éternel", a abondé Samuel Sandler, père et grand-père de trois victimes de l'école juive de Toulouse.

A. K.