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Mort de Clément Méric: une reconstitution sur les lieux du drame

Une affiche de souvenir dans Paris, 6 mois après la mort de Clément Meric

Une affiche de souvenir dans Paris, 6 mois après la mort de Clément Meric - Joel Saget - AFP

Clément Méric a été tué en 2013 à Paris au cours d'une bagarre entre skinheads et antifascites.

Une reconstitution était en cours mardi matin dans le centre de Paris, sur les lieux de la rixe entre skinheads et antifascistes qui avait causé la mort de Clément Méric le 5 juin 2013, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les juges d'instruction ont ordonné cette reconstitution, en présence d'enquêteurs de la Brigade criminelle, pour mieux cerner le déroulement de cette bagarre mortelle, décrite comme violente et très brève, et qui avait causé un vif émoi.

Plusieurs protagonistes sont arrivés sur place, dans ce quartier commerçant entre les grands magasins et la gare Saint-Lazare, avant le lever du jour, vers 5heures, accompagnés de leurs avocats. Des barrières, gardées par des CRS, étaient installées de chaque côte de la rue pour tenir à distance les curieux.

Les protagonistes sur place avant l'aube

Il y a bientôt deux ans, l'après-midi du 5 juin 2013, les deux groupes s'étaient croisés par hasard dans un immeuble où se tenait une vente privée de vêtements d'une marque prisée par les deux mouvances. Ils s'accusent mutuellement d'avoir provoqué les violences. L'un des skinheads, Esteban Morillo, présent mardi matin à la reconstitution, a cependant reconnu durant l'enquête avoir donné le premier coup de poing au visage de Clément Méric, parce qu'il se sentait menacé, puis un second, qui a fait chuter l'étudiant de Sciences-Po de 18 ans.

Tous les protagonistes étaient convoqués, dont les quatre skinheads mis en examen et les trois militants antifascistes qui accompagnaient ce jour-là Clément Méric. L'un de ces militants "antifa" est témoin assisté depuis avril, a appris l'AFP de source judiciaire. Les juges d'instruction avaient écarté une intention de tuer chez les skinheads, en mettant en examen deux d'entre eux pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, et deux autres pour violences.

la rédaction avec AFP