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Michèle Alliot-Marie et son père dans le collimateur de la justice

Michèle Alliot-Marie, en août 2008.

Michèle Alliot-Marie, en août 2008. - -

L'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie et son père, Bernard Marie, sont visés par une enquête judiciaire sur des mouvements de fonds suspects à Saint-Jean-de-Luz, affirme "Le Parisien/Aujourd'hui en France" vendredi.

La justice s'intéresse à Michèle Alliot-Marie et à son père, Bernard Marie. Selon une information du Parisien (article payant), une information judiciaire aurait été ouverte à leur encontre le 13 juin 2013, pour "abus de confiance au préjudice de plusieurs associations locales".

Le quotidien évoque ainsi des mouvements de fonds suspects entre des associations liées à l'office du tourisme de Saint-Jean-de-Luz et l'hôtel de luxe dirigé par Bernard Marie, ancien député-maire de Biarritz. L'enquête a été confiée à trois juges financiers.

Mouvements de fonds suspects

Les investigations ont été ancées après une enquête préliminaire de six mois, consécutive à un signalement de la cellule de lutte contre le blanchiment d'argent, Tracfin.

L'enquête pourrait se concentrer sur les agissements du père de Michèle Alliot-Marie, âgé de 95 ans. D'après Le Parisien, la période examinée par les magistrats s'étend de 2010 à fin 2012 et les sommes en jeu seraient de l'ordre de 200.000 euros.

Interrogé par le quotidien, le neveu et porte-parole de l'ancienne garde des Sceaux, Florimont Olive, assure que, "connaissant l'honnêteté absolue de Michèle Alliot-Marie, cette enquête ne débouchera sur rien".

Michèle Alliot-Marie, 67 ans, qui a enchaîné les ministères régaliens - Défense, Intérieur, Justice, Affaires étrangères - sous les présidences Chirac et Sarkozy, avait déclaré fin août qu'elle n'excluait rien pour la présidentielle de 2017. Elle avait songé à être candidate à l'Elysée en 2007.

Magali Rangin avec AFP