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Le rappeur Ademo, du groupe PNL, relaxé des poursuites pour "outrage" et "rébellion"

Le rappeur Ademo, de PNL, dans le clip "Oh Lala"

Le rappeur Ademo, de PNL, dans le clip "Oh Lala" - Youtube

Tarik Andrieu avait été abordé par la police le 5 septembre dernier alors qu'il se préparait un joint de cannabis dans une rue à Paris. Sa virulence envers les fonctionnaires avait donné lieu à une interpellation mouvementée.

Le tribunal judiciaire de Paris a relaxé le rappeur Ademo ce mercredi matin, retenant une "exception de nullité des procès verbaux d'interpellation". Tarik Andrieu - de son vrai nom - était poursuivi pour "usage de stupéfiant", "outrage" et "rébellion" après son arrestation mouvementée le 5 septembre dernier. Il avait été abordé par la police alors qu'il se préparait un joint de cannabis en marchant dans la rue à Paris, avec sa femme et leur fils en poussette.

Le rappeur du groupe PNL s'était rapidement montré virulent avant d'être plaqué au sol par les fonctionnaires, comme en témoignent des images tournées par des passants et diffusées sur les réseaux sociaux.

Une interpellation "complètement disproportionnée"

Durant l'audience, le 14 avril dernier, trois des quatre fonctionnaires ayant participé à l'interpellation ont évoqué l'agressivité et les insultes déblatérées par le mis en cause.

"Il voulait se faire interpeller", a avancé Me Thibault de Montbrial, l'avocat de plusieurs policiers, estimant que les images - très partagées - représentaient une "opération tout bénef".

Tarik Andrieu a, au contraire, expliqué avoir été "surpris" quand le policier lui a tapé sur l'épaule. Il a soutenu qu'il ne voulait pas attirer l'attention mais que les policiers se sont montré violents. Le groupe PNL n'a "pas une parole, pas un clip" anti-police, a martelé l'avocat du rappeur, Me Vincent Brengarth, qui assure que son client se serait bien passé de la "publicité" en qualifiant l'interpellation de "complètement disproportionnée".

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV