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Le maire de Corbeil-Essonnes en garde à vue

Jean-Pierre Bechter, maire UMP de Corbeil-Essonnes, le soir du premier tour de la municipale 2010. L'élu a été placé en garde à vue mercredi.

Jean-Pierre Bechter, maire UMP de Corbeil-Essonnes, le soir du premier tour de la municipale 2010. L'élu a été placé en garde à vue mercredi. - -

Jean-Pierre Bechter, bras droit du sénateur UMP Serge Dassault, a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur une tentative d'homicide volontaire.

Le maire UMP de Corbeil-Essonnes Jean-Pierre Bechter a été placé mercredi en garde à vue, dans le cadre de l'enquête sur une tentative d'homicide volontaire commise en février. Une enquête qui pourrait être liée à des soupçons de fraudes électorales.

Cette garde à vue est menée dans le cadre de l'enquête sur l'une des deux tentatives d'homicide volontaire perpétrées à Corbeil-Essonnes le 29 janvier et le 19 février et qui, selon l'une des deux victimes, pourraient être liées à des achats de voix pour les élections municipales.

Jean-Pierre Bechter, bras droit du sénateur (UMP) de l'Essonne et industriel Serge Dassault, est entendu dans les locaux de la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles, avec le directeur du service jeunesse de la mairie.

Deux tentatives d'homicide

Mardi, deux perquisitions distinctes avaient eu lieu simultanément à la mairie de Corbeil-Essonnes. L'une concernait des soupçons d'achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux lors des campagnes municipales de 2008 à 2010 remportées par le sénateur Serge Dassault puis son bras droit Jean-Pierre Bechter, faits pour lesquels une information judiciaire a été ouverte fin mars à Paris. Cette perquisition était menée par les agents de la division nationale d'investigations financières et fiscales.

L'autre perquisition concernait les deux tentatives d'homicide, et était menée par les policiers de la brigade criminelle de la Direction régionale de la Police judiciaire de Versailles, qui travaillent sous l'autorité d'une juge d'instruction d'Évry.

Cette perquisition conjointe "n'implique pas en l'état qu'un financement illicite de campagne, fût-il établi, aient un rapport avec ces deux tentatives d'homicide", avait prévenu mardi soir une source proche de l'enquête qui évoquait avant tout "un souci d'efficacité".

Plongée dans un climat délétère depuis plusieurs années, la vie politique à Corbeil-Essonnes a rejoint cet hiver la chronique des faits divers à la suite de deux règlements de comptes, au cours desquels deux jeunes hommes furent la cible de coups de feu.


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