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Le domicile d'un chargé du nucléaire pour Greenpeace perquisitionné

Greenpeace demande plus de précisions sur la perquisition (photo d'illustration)

Greenpeace demande plus de précisions sur la perquisition (photo d'illustration) - AFP

Un cadre chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France affirme avoir été perquisitionné mardi dernier par la DGSI à son domicile, à Cherbourg. Si la situation reste "floue", selon l'ONG, elle réclame "les raisons exactes" de la perquisition.

C'est une situation "assez inquiétante", estime Greenpeace. Le mardi 13 décembre dernier, le domicile de Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour l'ONG, a été perquisitionné, a-t-il annoncé ce lundi sur sa page Facebook. "La DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure, Ndlr) est venue perquisitionner mon domicile familial" situé à Cherbourg, assure le militant. 

France Bleu, il précise que des fonctionnaires de la DGSI ont "saisi tous nos supports numériques, tout ce qui était lié à mon activité militante mais aussi mes photos de famille". 

"Compromission du secret défense"

Cette perquisition s'est déroulée dans le cadre d'une plainte pour "compromission du Secret de la Défense nationale" poursuit le militant, un délit passible de cinq ans de prison et de 75.000 euros d'amende. Mais ni l'organisation environnementale, ni Yannick Rousselet n'en savent plus sur les raisons de cette perquisition. De source proche de l'enquête citée par l'AFP, elle a été menée après une plainte de Christophe Quintin, haut fonctionnaire de défense à la sécurité nationale. Dans un communiqué, Greenpeace évoque aussi Christophe Riac, général de brigade, responsable national de la sécurité nucléaire. 

Greenpeace demande "les raisons exactes de cette perquisition". "On ne comprend pas ce qu’il se cache derrière ça", a réagit Yannick Rousselet. Interrogé par l'AFP, ce militant investi depuis plus de 40 ans à Greenpeace, estime que la question du transport de déchets nucléaires aurait motivé la plainte. 

Une situation "floue"

Dans un communiqué, l'ONG estime: 

"Pour l’heure, la situation reste extrêmement floue et les informations parcimonieuses. Greenpeace et ses membres assument toujours ce qu’ils font et travaillent en toute transparence. Greenpeace rappelle que Yannick Rousselet est non seulement chargé de campagne pour Greenpeace France mais également membre nommé par le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie au 'Haut Comité pour la Transparence et l’information sur la sécurité nucléaire' et membre de plusieurs Commissions locales d’information". 

Le chargé de campagne devra répondre aux questions des enquêteurs lors d'une garde à vue en janvier prochain.

Mélanie Longuet