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Laboratoire d'explosifs découvert à Villejuif: un troisième individu interpellé

Un quartier de Villejuif a été bouclé par la police.

Un quartier de Villejuif a été bouclé par la police. - Christophe Simon - AFP

L'homme de 37 ans a été placé en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi. Il était suivi pour "radicalisation".

Après la découverte d'explosifs et de nombreux produits suspects dans un appartement de Villejuif, dans le Val-de-Marne mercredi, un troisième individu a été interpellé et placé en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi. L'homme est âgé de 37 ans.

Deux artisans qui intervenaient dans l'appartement ont aperçu sur place des fils électriques, un fer à souder et différents produits chimiques. L'un d'eux a alors décidé de prévenir les forces de l'ordre. Une centaine de grammes d'explosif TATP prêt à l'emploi ont également été retrouvés dans le logement, qui a pu servir de laboratoire clandestin pour la fabrication d'engins explosifs.

Le parquet antiterroriste et la brigade criminelle ont été saisis et une enquête a été ouverte pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention, transport et fabrication de substances explosives en relation avec une entreprise terroriste.

"Radicalisé et suivi par la DGSI"

Selon le ministère de l'Intérieur, l'homme interpellé ce jeudi est "radicalisé" et était "suivi par la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure)". Il a été interpellé à Vitry-sur-Seine mais "son lien avec le laboratoire n'est pas établi à ce stade", ont précisé des sources proches du dossier. Plusieurs perquisitions étaient menées jeudi matin, selon une source policière.

Mercredi, deux hommes ont été interpellés par la brigade anti-criminalité dans la commune voisine du Kremlin-Bicêtre. Agés de 36 et 47 ans, ils n'étaient pas connus des services de police. 

Un lien indirect avec la Syrie

Dans leurs premières déclarations aux enquêteurs, ils ont affirmé qu'ils "voulaient faire sauter des guichets de banque pour s'approprier des billets et nient le caractère terroriste", a affirmé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur Franceinfo.

"Mais ce que l'on voit, c'est qu'ils étaient liés avec le terrorisme, c'est plutôt dans cette direction qu'il faut chercher", a estimé le ministre, affirmant qu'il y a "un certain nombre de liens et des communications téléphoniques" avec le théâtre syrien. 

"Il s'agit pour le moment d'un lien indirect mais il est évident que les enquêteurs travaillent sur cette hypothèse au vu notamment de la nature de l'explosif", ont nuancé plusieurs sources proches de l'enquête.

Charlie Vandekerkhove avec Mélanie Bertrand et AFP