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La Corse sous le choc après la mort de Julie, tuée par son ex-compagnon

Selon plusieurs témoignages, plusieurs mains courantes auraient été déposées contre le principal suspect.

Deux jours après la mort de Julie Douib, 35 ans, tuée par son ex-conjoint à son domicile de L'Île-Rousse en Corse, l'émotion est toujours grande. D'autant plus que selon certains témoignages, la situation de la jeune femme, harcelée et violentée par son ancien compagnon, était connue de beaucoup.

Comme le signale à notre antenne Antoinette Salducci, première vice-présidente de la communauté des communes, la victime "avait le sentiment de ne pas être prise au sérieux par les services de gendarmerie."

"Elle les avait d’ailleurs interpellés en leur disant ‘il faut peut-être que je meure pour qu’on m’entende et qu’on me croie.’ Je pense que c’était prévisible, que tout n’a peut-être pas été mis en œuvre, du moins pas suffisamment pour protéger Julie, l’extraire de ce climat de peur dans lequel elle vivait au quotidien", précise encore cette dernière.

Dépôt de plusieurs mains courantes

Des propos confirmés par Hélène, la tante de Julie, au micro de RMC: "quand elle a alerté la gendarmerie, elle n'a pas été prise au sérieux comme beaucoup de femmes."

"Depuis 2 ans elle était violentée par son mari, elle l'a quitté il y a 6 mois et avait porté plainte plusieurs fois durant les six derniers mois. [...] Elle avait le pressentiment que cet harcèlement finirait par un meurtre", assure-t-elle. 

Preuve de l'onde de choc que la mort de Julie a provoqué, une marche blanche devrait être organisée d'ici ce weekend dans la commune corse. 

"On est tous touchés, concernés par ça, c’est vrai que Julie était très connue à L’Île-Rousse, elle était créatrice, elle faisait des bijoux depuis peu" explique Valentine Biancardini, riveraine et à l'origine de l'initiative. 

Une enquête de flagrance pour homicide volontaire sur l'ex-conjoint a été ouverte par la brigade de recherches de Calvi. La garde à vue du principal suspect, qui s'est présenté de lui-même aux forces de l'ordre; a été prolongée de 24h ce lundi. 

Hugo Septier