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Femme frappée dans la rue à Paris: l'agresseur de Marie Laguerre jugé jeudi

Les images de l'agression de Marie Laguerre.

Les images de l'agression de Marie Laguerre. - Capture Facebook

L'homme, interpellé et placé en garde à vue lundi, a reconnu avoir frappé la jeune femme de 22 ans dans la rue le 24 juillet dernier.

L'agresseur présumé de Marie Laguerre sera jugé jeudi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris. L'homme, interpellé et placé en garde à vue lundi, va être déféré, indique le parquet de Paris, en vue de son jugement pour avoir frappé la jeune étudiante de 22 ans qui avait répondu à ses remarques sexistes.

L'affaire avait fait grand bruit alors que Marie Laguerre a publié sur le réseau social Facebook la vidéo de son agression obtenue grâce aux caméras de surveillance du bar devant lequel elle a été frappée. Le 24 juillet dernier, Marie Laguerre rentrait à son domicile dans le XIXe arrondissement de Paris quand elle a été suivie par un homme qui lui adressait des gestes et des paroles indécents. La jeune femme avait alors rétorqué, l'insultant, avant de recevoir un coup au visage. L'homme avait alors pris la fuite. L'étudiante avait déposé plainte.

Il a reconnu les faits

L'homme a été arrêté lundi à Paris dans le cadre d'une enquête ouverte fin juillet pour des faits qualifiés de "harcèlement sexuel" et "violences avec arme" - en l'occurrence un cendrier - ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure à 8 jours. Il a été interpellé à la sortie d'un hôpital psychiatrique parisien où il avait été placé le 4 août, quelques heures après avoir été une première fois arrêté pour avoir jeté des cailloux sur une voiture près des Champs-Élysées, selon une source proche du dossier. Il tenait alors des propos incohérents.

"Il a avoué tous les faits, je n'ai pas eu besoin d'une confrontation, je n'ai pas eu de contact avec lui, c'est plutôt un soulagement", témoigne la victime sur notre antenne. "J'ai eu énormément de chance d'avoir cette vidéo et cette ampleur médiatique, ça a débloqué des moyens d'enquête pour l'enquête de la police. Ça reste quelque chose de symbolique, qui envoie un message à ces personnes qui ont un comportement inadmissible."
J.C. avec Sarah-Lou Cohen