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Police-Justice

Enlèvement à Marseille: ce que l'on sait du ravisseur d'Osnachi

Alerte enlèvement: l'enfant enlevé à Marseille retrouvé sain et sauf

Alerte enlèvement: l'enfant enlevé à Marseille retrouvé sain et sauf - SFR Presse

Le petit garçon enlevé dimanche à Marseille a été retrouvé quelques heures plus tard dans un hôtel de Valence. Son ravisseur a été placé en garde à vue.

Au lendemain de l'enlèvement d'Osnachi à Marseille, le ravisseur de l'enfant de deux ans et demi peine à s'expliquer. Décrit comme "un homme de type européen mesurant 1m80, blanc de peau avec une barbe naissante de corpulence très mince, âgé d'environ 35 ans" dans l'alerte enlèvement, ce trentenaire a commencé à être entendu par la police judiciaire marseillaise en garde à vue.

Interpellé dans un hôtel à Valence, où il avait emmené le petit garçon après l'avoir enlevé à la mi-journée dimanche dans le quartier de la Canebière à Marseille, l'homme, à la "personnalité perturbée" selon le procureur de la République de Marseille, est incapable d'expliquer son geste. 

Déjà condamné pour vol

"Dans ses premières auditions, il a dit avoir trouvé anormal qu'un enfant soit seul dans la rue", a expliqué Xavier Tarabeux.

L'homme a déjà été condamné pour des vols. Il est sans profession ni ressources, et vit chez ses parents à Marseille, selon le magistrat. Il s'agit d'un marginal, une personne "qui n'a pas de situation stable", a précisé une source proche du dossier, expliquant qu'il était "trop tôt" pour savoir dans quel but il avait conduit l'enfant à Valence.

Dans un hôtel à Valence

Osnachi avait échappé à la vigilance de sa mère alors que cette dernière assistait à un office religieux dans une salle de prière évangélique de la Canebière dimanche. Il s'était retrouvé dehors et avait été enlevé. Des images de vidéosurveillance permettaient de voir le ravisseur et l'enfant, sans montrer de violences.

L'enfant a été retrouvé par la police deux heures après le déclenchement d'une procédure "Alerte enlèvement", dans un hôtel proche de la gare de Valence. "Une cliente, qui était arrivée en même temps" que le ravisseur dans cet établissement, l'a ensuite reconnu à la télévision, dans sa chambre, a expliqué Claude Bourrely, chef d'état major de la police de la Drôme.

Cette femme a informé le veilleur de nuit de l'établissement, qui a pu appeler la police, a-t-il ajouté. Une dizaine de fonctionnaires se sont rendus devant la chambre du ravisseur, qui avait payé en liquide pour une nuit.

Benjamin Rieth avec AFP