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Droits des personnes en fin de vie: une étape "historique" au Parlement

Députés puis sénateurs doivent adopter définitivement la proposition de loi transpartisane accordant de nouveaux droits aux personnes en fin de vie

Députés puis sénateurs doivent adopter définitivement la proposition de loi transpartisane accordant de nouveaux droits aux personnes en fin de vie - Johannes Eisele - AFP

"Journée historique", plus de dix ans après la loi Leonetti, vantent ses défenseurs: députés puis sénateurs doivent adopter définitivement mercredi la proposition de loi transpartisane accordant de nouveaux droits aux personnes en fin de vie.

En présence de la ministre de la Santé Marisol Touraine, les députés doivent voter le texte à main levée en fin d'après-midi, à une large majorité, tandis que les sénateurs l'avaliseront dans la soirée.

"Le droit de dormir pour ne pas souffrir avant de mourir"

"N'ouvrant aucunement la porte au suicide assisté ou à l'euthanasie", le nouveau texte "apportera des avancées pratiques significatives à nos concitoyens", tel le "droit de dormir pour ne pas souffrir avant de mourir", plaide Jean Leonetti, son co-auteur avec Alain Claeys.

Après des lois en 1999 et 2002, celle de 2005 du même Jean Leonetti avait instauré un droit "au laisser mourir", en permettant d'arrêter un traitement ou de refuser l'acharnement thérapeutique. Mais elle était souvent mal comprise et mal appliquée.

Le candidat François Hollande s'était engagé en 2012 à créer un droit à "une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité". Après plusieurs rapports, le président s'en était remis en 2014 à Alain Claeys et Jean Leonetti, dans un "esprit de rassemblement".
A.-F. L. avec AFP