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Des policiers visés par des tirs en Martinique et Guadeloupe

Des policiers en Guadeloupe. (Photo d'illustration)

Des policiers en Guadeloupe. (Photo d'illustration) - Christophe Archambault

La flambée de violences se poursuit aux Antilles où des policiers ont subi des tirs à balles réelles et au plomb durant la nuit de vendredi à samedi, en Guadeloupe comme en Martinique.

Plusieurs policiers ont été de nouveau la cible de tirs à balles réelles et au plomb dans la nuit de vendredi à samedi en Martinique et en Guadeloupe, sans être blessés, a indiqué une source policière à l'AFP. Un policier du Raid a reçu un plomb dans son gilet pare-balles au niveau d'un rond-point à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Un autre policier a également été touché par un plomb à proximité de pilleurs, sans le blesser. Dans le quartier des Abymes, des policiers ont été visés par des tirs à balles réelles mais n'ont pas été touchés, ainsi que des policiers qui circulaient en voiture.

À Fort-de-France en Martinique, des policiers ont été également visés par des "coups de feu" alors qu'ils intervenaient dans une station-service où des pilleurs tentaient de voler des bouteilles de gaz, selon cette source. Un véhicule de la police a été touché par des tirs, mais aucun de ses occupants n'a été blessé. La veille, dans la nuit de jeudi à vendredi, dix policiers avaient été légèrement blessés, dont cinq par balles et cinq autres par des projectiles.

Un policier a été blessé au bras par des tirs provenant d'un barrage érigé à Fort-de-France, tandis qu'un autre a reçu un impact qui s'est logé dans son gilet pare-balles. Trois policiers du RAID ont été visés par des tirs de grenaille lors d'une intervention sur un barrage. Cinq autres ont été blessés par des projectiles.

Dans cette même nuit de jeudi à vendredi, quatre journalistes français - dont deux de nos journalistes et un photographe de l'AFP - avaient par ailleurs essuyé trois tirs de la part d'hommes circulant en moto dans une rue déserte de Fort-de-France, alors qu'ils étaient en train de filmer et de prendre des photos à distance d'un barrage en feu. Notre reporter Maureen Ledoux avait d'ailleurs témoigné sur notre antenne vendredi:

La Guadeloupe et la Martinique connaissent un important mouvement de contestation, né du refus de l'obligation vaccinale pour les soignants et les pompiers, qui a dégénéré en crise sociale, révélant les attentes d'une population où beaucoup vivent sous le seuil de pauvreté et où le chômage des jeunes explose. Le gouvernement est "prêt" à parler de l'autonomie de la Guadeloupe, a indiqué vendredi le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, annonçant également la création de "1.000 emplois aidés pour les jeunes".

R.V. avec AFP