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Des combats de boxe sauvages dans les rues du Havre

A la mi-septembre, des jeunes Havrais ont organisé entre eux des rencontres de Free Fight en pleine rue. Les combats ont été diffusés en direct sur les réseaux sociaux. Participants et spectateurs se sont exprimés auprès de nos caméras.

Pour les yeux des non-initiés, ce sont de simples barrières de chantier disposées sur un parking du quartier de Caucriauville au Havre. Pour les plus plus avertis, c'est le ring urbain dans lequel des jeunes se sont affrontés, les poings enfoncés dans de lourds gants de boxe, à la mi-septembre. Ces combats de boxe ont été filmés et diffusés en direct sur les réseaux sociaux, ce qui a rameuté du monde derrière le grillage. 

"C'était pour rigoler" 

Certains des participants témoignent sur BFMTV et ont tenu à rassurer sur le degré de violence de cette compétition impromptue. "On est entré, on s’est battu lui et moi pour rigoler. C’était amical. Après, on a mangé en ville ensemble en plus", a dit l'un. "On avait imposé des règles, on devait mettre des gants, se protéger et dès que ça devenait un peu plus violent, on devait stopper les garçons. Donc, il n’y avait rien de mal et tout était organisé quoi", a appuyé un autre.

Des combats sauvages, ritualisés et tenus entre "amis", voilà une trame qui n'est pas en tout cas sans rappeler le film (adapté d'un roman) Fight Club de David Fincher, avec Brad Pitt et Edward Norton. 

Il y a-t-il eu des paris autour de ces matchs? Non, a assuré l'un des témoins... à l'exception de deux combats. "Non, il n’y avait pas de pari du tout. C’était juste pour rigoler. Il y avait deux petits qui voulaient se bagarrer, et on a fait un pari pour voir qui gagnait. Il y a eu un deuxième combat mais après, c’est bon, ils ont arrêté de parier, ça ne se faisait pas."

"On ne laissera pas faire" 

Le ring de fortune et de grillages se trouve à seulement deux cents mètres d'un commissariat de police. Et cette dernière paraît désormais bien embarrassée par toute cette histoire. Une source judiciaire a expliqué au site Actu.fr que si les "violences sont consenties", "on ne peut rien faire". Est-ce à dire que la prochaine rencontre de ce type, qui doit avoir lieu samedi, pourra se dérouler en toute impunité? Les forces de l'ordre ont rétorqué au même site que cette fois-ci elles s'y opposeraient au contraire. "On ne laissera pas faire", a-t-elle répondu, arguant que les faits constituaient un trouble à l'ordre public. 

Robin Verner