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Cocaïne au 36: la garde à vue du suspect pourrait durer jusqu'à mercredi

Plus de 50 kg de cocaïne ont disparu d'une salle ultrasécutisée du siège de la police judiciaire à Paris.

Plus de 50 kg de cocaïne ont disparu d'une salle ultrasécutisée du siège de la police judiciaire à Paris. - -

Les enquêteurs, qui ont saisi des portables, des ordinateurs et des relevés bancaires pendant les perquisitions, s'interrogent sur d'éventuelles complicités.

La garde à vue du brigadier interpellé samedi dans l'affaire de la disparition de plus de 50 kg de cocaïne au "36, quai des Orfèvres", pourrait durer 96 heures, c'est à dire jusqu'à mercredi. Il est entendu dans les locaux parisiens de "la police des polices" (l'Inspection générale de la police nationale, IGPN) situés dans le 12e arrondissement. L'homme est "peu disert" sur les faits, "quasi muet" même et se "comporte comme un cador", selon une source proche de l'enquête.

Les enquêteurs ont saisi des portables, ordinateurs et relevés bancaires pendant les perquisitions à Paris et Perpignan, ainsi que des sommes d'argent liquide, mais "pas dans des proportions importantes".

Des complicités?

Les enquêteurs s'interrogent sur d'éventuelles complicités dont "certaines", sans doute, "dans le milieu perpignanais". Dans la police, sans doute pas, selon les sources, même si un agent de la police aux frontières (PAF) a intrigué les enquêteurs. Mais ce serait juste un ami, rien d'autre et, en l'état de l'enquête, l'IGPN penche plutôt pour un "acte isolé" ajoutant que "rien n'est exclu à ce stade".

La salle des scellés, où étaient entreposés les 52 kg de cocaïne saisis début juillet par la brigade des Stups, n'a pas été forcée et seules trois personnes possédaient les clés de cet endroit ultra sécurisé.

Où est la drogue?

Le brigadier s'y est rendu "sous des prétextes futiles", selon une source proche de l'enquête, avant le vol présumé perpétré dans la nuit du 24 au 25 juillet où il a été vu ressortir du "36", par une policière planton, avec des sacs pleins à ras bord. La sécurité du "36" et de la brigade des Stups' est "à revoir", selon les sources policières.

Samedi soir, la cocaïne n'avait pas été retrouvée et une course de vitesse est engagée pour mettre la main sur ce pactole: elle est estimée à deux millions d'euros à la revente, elle "attire les convoitises" disent prudemment les sources policières. Selon elles, la drogue ne serait "pas sur le marché".