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Attentats de janvier 2015: quatre personnes en garde à vue dans l'enquête sur les armes

Police. (illustration)

Police. (illustration) - AFP

Quatre personnes ont été placées en garde à vue en lien avec les attentats de janvier 2015. Les quatre hommes ont été interpellés lundi et mardi. Les enquêteurs cherchent à en savoir plus sur leur rôle éventuel dans la fourniture des armes ayant servi lors des attaques contre la rédaction de Charlie Hebdo et le supermarché Hyper Cacher.

Quatre personnes ont été placées en garde à vue dans l'enquête sur la fourniture des armes utilisées lors des attentats contre Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher à Paris en janvier 2015, a appris l'AFP mardi de source judiciaire. Les gardes à vue des quatre hommes, âgés de 30 à 36 ans et interpellés lundi et mardi, "visent à préciser le rôle qu'ils ont pu jouer dans la fourniture des armes" utilisées par les auteurs de ces attentats qui avaient fait dix-sept morts, a précisé cette source.

Trois d'entre eux ont été interpellés dans les Ardennes et le quatrième a été extrait d'une maison d'arrêt où il était détenu pour des faits de droit commun. Le quotidien L'Union a fait état mardi d'importantes opérations de police menées à Charleville-Mézières et à Nouzonville. Le 7 janvier 2015, les auteurs de l'attentat contre le journal satirique, les frères Chérif et Saïd Kouachi, avaient tué douze personnes. Le lendemain, Amédy Coulibaly avait tué une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine), puis abattu le 9 janvier quatre hommes de confession juive dans un supermarché casher de l'Est parisien.

La dernière mise en examen en octobre

Quatorze hommes sont poursuivis dans cette enquête, soupçonnés à des degrés divers d'avoir apporté une aide logistique à Amédy Coulibaly, mais tous nient avoir eu connaissance du projet terroriste. Début janvier, treize d'entre eux étaient en détention provisoire, selon une source proche du dossier. La dernière mise en examen, pour "association de malfaiteurs terroriste" et "détention d'arme en relation avec une entreprise terroriste", remonte au 24 octobre, selon une source judiciaire. 

Elle vise le frère d'une femme interpellée en juillet et dont l'ADN a été retrouvé sur des armes de Coulibaly. "Les investigations ont permis de comprendre que cette femme, qui a été remise en liberté, avait bien touché une des armes, mais que c'était son frère qui les avait apportées à son domicile", a précisé la source proche du dossier.

R.V. avec AFP