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Police-Justice

Attentat déjoué contre la police: un cinquième individu, mineur, interpellé à Strasbourg

Un policier - Image d'illustration

Un policier - Image d'illustration - AFP

Quatre autre individus avaient été placés en garde à vue fin avril.

Un cinquième individu, un mineur de 16 ans, a été interpellé à Strasbourg et placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête concernant un attentat déjoué contre la police relate une source judiciaire confirmant une information de TF1. Ce dernier serait un "lycéen d'origine tchétchène", interpellé chez ses parents.

"Les services de renseignement le soupçonnent d'avoir été chargé de diffuser une vidéo d'allégeance à Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique, ndlr) pour le compte du commando", rapporte le média, confirmé par une source proche du dossier.

Quatre interpellations fin avril

Fin avril, une information judiciaire du chef d'association de malfaiteurs terroriste criminelle avait permis l'arrestation de quatre autres personnes dont un autre mineur de 17 ans déjà arrêté pour avoir tenté de partir faire le jihad en Syrie en février 2017. 

Condamné à trois ans de prison par le tribunal pour enfants de Paris, dont deux ans assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve, il avait été placé dans une structure éducative après sa sortie de prison.

Les trois adultes, âgés de 26, 39 et 38 ans, étaient jusqu'ici connus pour des faits de droit commun. Lors de leurs gardes à vue à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ils n'ont pas contesté leur adhésion aux thèses islamistes radicales.

L'Elysée visé?

Selon une seconde source judiciaire, ils cherchaient à se procurer des armes avec pour but un passage à l'acte violent contre des forces de sécurité avaient été interpellées à Paris et en Seine-Saint-Denis et placés en garde à vue.

Selon une source proche du dossier, le groupe s'était rendu devant l'Elysée pour observer les patrouilles de police. Il était, à ce moment, déjà sous surveillance des services de renseignement dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 1er février. Un commissariat d'Aulnay-sous-Bois a également fait l'objet de repérages, selon cette source.

Hugo Septier avec AFP