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Attentat de Karachi et assassinat de Daniel Pearl liés à des contrats d’armement

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Suite à un récent voyage aux Etats-Unis, le juge Marc Trévidic a acquis la certitude que la mort des 11 français dans l'attentat de Karachi tout comme l'assassinat du journaliste américain Daniel Pearl, sont bien liés au non-respect de contrats d’armement avec le Pakistan.

C’est un voyage récent aux Etats-Unis qui a convaincu Marc Trévidic, le juge en charge du volet terroriste de l’instruction sur l’affaire Karachi. D’après le magistrat, les 11 français tués dans l’attentat de Karachi le 8 mai 2002 et l’assassinat du journaliste américain Daniel Pearl trois mois plus tôt dans le même pays ont un dénominateur commun : le non-respect de contrats d’armement passés avec le Pakistan.

Audition d'Omer Cheikh, considéré comme l’organisateur du rapt de Daniel Pearl

C’est l’audition d’Omer Cheikh, un pakistano-britannique détenu à Guantanamo et considéré comme l’organisateur du rapt de Daniel Pearl, qui a convaincu Marc Trévidic. A l’époque, les ravisseurs de Daniel Pearl, des terroristes islamistes, auraient réclamé aux autorités américaines l’exécution d’un contrat de livraison d’avions F-1 ou à défaut son remboursement.

Des opérations probablement pilotées par les services secrets pakistanais

Pour l’affaire française, le mobile de l’attentat est presque le même. Il s’agit du non versement de commissions dans le cadre d’un contrat de vente de sous-marins. Ces deux opérations pourraient probablement avoir été pilotées par les services secrets pakistanais.