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Alain Soral condamné à un an de prison ferme pour injure et provocation à la haine raciale

Alain Soral en 2015

Alain Soral en 2015 - LOIC VENANCE / AFP

Le tribunal de correctionnel de Bobigny a condamné ce jeudi le polémiste d’extrême droite pour injure raciale, provocation et incitation à la haine raciale.

Alain Bonnet de Soral, dit "Alain Soral" a été condamné ce jeudi à un an de prison ferme par le tribunal de Bobigny, après avoir tenu des propos antisémites sur son site internet, "Égalité et Réconciliation". Le 7 avril 2018, il publiait sur ce site un article injurieux envers une Procureure de la République.

Le polémiste écrivait notamment: "entre le peuple juif et le reste de l’humanité, le combat ne peut être que génocidaire et total" ou encore "les juifs sont manipulateurs, dominateurs et haineux". Contre la magistrate, il affirmait: "je n'ai jamais entendu autant de mensonges et de malhonnêteté sortir de la bouche d'une femme, et pourtant des salopes, j'en ai connues". 

Les réquisitions formulées par le parquet du Tribunal de grande instance ont donc été suivies. Jeudi dernier, l'avocat général avait en effet demandé un an de prison ferme et 15.000 € d’amende contre l’essayiste d’extrême droite.

6 mois de prison avec sursis en 2018

"Si la condamnation d’Alain Soral à un an de prison ferme est une victoire contre la haine antisémite, le combat doit se poursuivre. De nombreux prêcheurs de haine tels que Ahmed Moualek, contre lequel l’UEJF vient de déposer plainte à la suite de la diffusion d’une vidéo antisémite, continuent de sévir sur Internet en provoquant des passages à l’acte de plus en plus nombreux et violents", a déclaré Sacha Gozlan, le président de l'Union des étudiants Juifs de France (UEJF).

Déjà condamné à six mois de prison avec sursis en 2018 pour provocation à la haine, Alain Soral doit également s'acquitter de plusieurs amendes. En décembre 2018, la cour d'appel de Paris l'avait notamment condamné à 4000 euros d'amende pour avoir publié et mis en vente sur son site une affiche visant les juifs, mais l'avait relaxé s'agissant du délit de négationnisme. Avant cela, en décembre 2017, Alain Bonnet de Soral avait été condamné à 6000 euros d'amende pour diffamation, mais aussi provocation à la haine envers les juifs et négationnisme.

Valentine Arama