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Affaire Spanghero: ouverture du procès, six ans après le "horsegate"

Les locaux de l'entreprise Spanghero  - Image d'illustration

Les locaux de l'entreprise Spanghero - Image d'illustration - Eric Cabanis - AFP

Quatre individus devront répondre d'"escroquerie en bande organisée" et de "tromperie."

C'est ce lundi que s'ouvre, devant le tribunal correctionnel de Paris et six ans après le scandale du "horsegate", qui avait mis en évidence la présence de viande de cheval dans plusieurs plats de grande consommation, le procès de l'affaire Spanghero.

Jusqu'au 13 février, ce sont quatre individus, deux anciens cadres de l'entreprise de Castelnaudary, et deux négociants de nationalité néerlandaise, qui devront répondre d'"escroquerie en bande organisée" et de "tromperie" souligne le quotidien La Dépêche

Dans le détail, ces derniers devront répondre de la distribution de 750 tonnes de viande de cheval en lieu et place de viande de bœuf dans près de 4,5 millions de recettes. Au total, 13 pays avaient été touchés, tout comme plusieurs marques de grande distribution dont Findus et Picard. 

Quels changements depuis le scandale?

Depuis l'affaire, qui a dans un premier temps éclaté en Grande-Bretagne, industriels agro-alimentaires et gouvernements ont tenté de se préserver de tout nouveau scandale. Comme le souligne Olivier Andrault de l'association UFC-Que Choisir, "les différents gouvernements français ont vraiment mouillé la chemise pour arracher à la commission européenne cette obligation d'indiquer le pays d'origine de la viande" explique-t-il à FranceTVInfo

Cependant, "on revient toujours sur le même problème : il faut qu'il y ait un gendarme qui fasse des contrôles régulièrement. La répression des fraudes ou les services vétérinaires sont toujours en situation de sous-effectif criant" ajoute-t-il. 

De plus, le média national souligne également que la direction de la répression des fraudes a pris le problème à bras-le-corps en effectuant plusieurs centaines de tests sur plusieurs produits. 

Hugo Septier