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Accident de train à Brétigny: revivez la journée du samedi 13 juillet

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Un train Paris-Limoges a déraillé vendredi à Brétigny-sur-Orge. Tous les trains au départ et à l'arrivée de la Gare d'Austerlitz ont été annulés ce samedi. Le levage d'une première voiture a permis de vérifier qu'il n'y avait pas de victime supplémentaire. Le préfet de l'Essonne a annoncé, en début de soirée, que le bilan de six morts était définitif.

Six personnes sont mortes dans le déraillement vendredi d'un train Paris-Limoges en gare de Brétigny-sur-Orge, dans l'Essonne.Après le levage d'une première voiture, le préfet de l'Essonne a pu confirmer ce bilan définitif. En raison du reste des wagons qui ont déraillé, le trafic est suspendu dans les deux sens depuis la Gare d'Austerlitz à Paris. Les opérations de déblayement pourraient prendre plusieurs jours.

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20h30 - Brétigny: le bilan de 6 morts est "définitif"

Le bilan de six morts dans l'accident ferroviaire à Brétigny-sur-Orge vendredi "devient définitif", aucune nouvelle victime n'ayant été découverte samedi après le levage d'une première voiture, annonce le préfet de l'Essonne, Michel Fuzeau.

"Nous venons d'assister à la levée de doutes. Nous sommes maintenant assurés qu'il n'y a pas de victimes supplémentaires" et le bilan "devient définitif, avec six décédés. Il n'y a plus que seize blessés hospitalisés ce soir", a-t-il indiqué.

19h00 - Valls n'a pas "le sentiment" qu'il s'agisse de malveillance

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a affirmé samedi soir "ne pas avoir le sentiment" que le déraillement du train Paris-Limoges ne soit le fruit d'un acte de malveillance.

Interrogé en marge d'un déplacement au lac de Salagou, près de Celles dans l'Hérault, sur la possibilité que l'origine de l'accident soit un acte de malveillance, il a répondu qu'il "(fallait) attendre".

"Nous n'avons pas ce sentiment. Mais, en m'exprimant sur ce sujet, je donnerais le sentiment de devancer le travail qui va être long concernant cet accident, et les causes de cet accident", a-t-il ajouté.

18h00 - "Le levage des voitures pourrait durer plusieurs jours"

L'opération de levage des voitures du train qui a déraillé pourrait durer plusieurs jours, a prévenu le président de la SNCF, Guillaume Pepy, lors d'un point de presse. "Il ne peut y avoir en début de semaine prochaine aucune circulation en l'état actuel des travaux", a-t-il indiqué sur les lieux de l'accident.

Samedi entre 18h00 et 20h00, une grue va "lever la voiture qui est la plus abîmée" pour "vérifier qu'il n'y a pas de victime sous cette voiture", sous la responsabilité de l'autorité judiciaire, a précisé Guillaume Pepy.

16h00 - La ville de Brétigny-sur-Orge sous le choc

Un jour après l’accident de trains qui a fait au moins six victimes, des Brétignolais ressentent le besoin de venir aux abords de la gare. Ils cherchent des explications à ce qu’ils ont encore du mal à réaliser. La ville a une histoire particulière avec le rail. De nombreux cheminots ou anciens cheminots sont venus s’y installer.

15h45 - Un accident, trois enquêtes

Le ministère des Transports, la justice et la SNCF mènent en parallèle trois enquêtes sur le déraillement du train, avec chacune un champ d'investigation précis. Le point sur qui fait quoi:

>> Trois enquêtes, pourquoi?

15h - Huchon n'exclut pas un acte de malveillance

Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la région Ile-de-France, n'a pas exclu samedi que la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge ait été provoquée par un acte de malveillance.

"Cette pièce était tenue par quatre boulons et il paraît bizarre, curieux en tout cas, que les boulons aient tous sauté en même temps alors qu'un train est passé une demi-heure avant et n'a signalé aucune difficulté", a-t-il déclaré sur France Info.

"Les hypothèses sur ce qui s'est passé sont de toutes natures: ou c'est une pièce mécanique qui était fatiguée, obsolète, ou bien alors ça peut être aussi un acte de malveillance", a-t-il encore indiqué.

14h30 - Les travaux de soulèvement du train ont débuté

L'imposante grue jaune destiné à soulever les voitures du train couchées sur les voies est arrivé en début d'après-midi à la gare de Brétigny-sur-Orge. Elle doit "opérer (...) en passant par-dessus la toiture" de la gare, a indiqué le préfet de l'Essonne, Michel Fuzeau.

Celui-ci a ajouté qu'on ne pouvait "pas exclure (de découvrir) d'autres victimes", car "une voiture est complètement couchée sur la voie". L'opération devrait durer jusque dans la soirée.

13h20 - Les six victimes identifiées

Les six personnes mortes dans l'accident sont en cours d'identification. Il s'agit, selon la préfecture de l'Essonne, de quatre hommes et de deux femmes, âgés de 19 à 82 ans.

Parmi elles, un couple d'octogénaires originaire de Brétigny-sur-Orge, ainsi que trois hommes de 19, 23 et 60 ans et une jeune femme dont l'âge n'a pas été précisé. Certaines sont originaires d'Etampes dans l'Essonne, d'autres du Limousin.

11h55 - Une minute de silence à midi dans toutes les gares

Une minute de silence est organisée samedi à midi dans toutes les gares et dans tous les trains en France, a indiqué le ministère du Transport. Le ministre Frédéric Cuvillier et le président de la SNCF Guillaume Pepy se trouvent à la Gare de Lyon, à Paris, à midi pour cet hommage aux victimes.

11h35 - La ligne Paris-Limoges totalement interrompue

Le président de la SNCF, Guillaume Pépy, a confirmé samedi matin l'interruption totale de la ligne Paris-Limoges pour une durée indéterminée. Aucun train ne circule au départ ni à l'arrivée de la gare d'Austerlitz. Quelques trains de substitution en direction de Toulouse ont été affrétés en gare de Lyon, à Paris, mais la SNCF recommande de différer son départ, car ces dessertes restent "très réduites".

"Tous les billets de train, même 'non échangables non remboursables', seront remboursés", a indiqué Guillaume Pépy. Un numéro vert d'information a été mis en place par la SNCF: le 0 805 90 36 35.

11h20 - Défaillance dans une pièce de l'aiguillage

Réseau ferré de France (RFF) confirme que le déraillement s'est bien produit au niveau d'un aiguillage, situé 200 mètres en amont de l'entrée de la gare. Une défaillance dans une éclisse, une pièce de métal situé dans l'aiguillage en question, a été constatée au niveau de l'aiguillage.

11h - Pronostic réservé pour deux blessés

Samedi matin, le bilan provisoire faisait état de six morts. Mais le professeur Pierre Carli, responsable du SAMU de Paris, a annoncé en fin de matinée que le pronostic restait "réservé pour deux blessés" de la catastrophe ferroviaire survenue samedi.

En revanche, "les autres blessés, y compris les blessés graves, vont beaucoup mieux aujourd'hui", a-t-il précisé devant la presse. "Neuf urgences absolues" et "51 urgences relatives" ont en tout été recencées.

10h30 - Cuvillier écarte l'erreur humaine

Si l'origine de l'accident qui a coûté la vie à au moins six personnes, vendredi, est encore inexpliquée, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a écarté samedi toute responsabilité du conducteur qui, selon lui "a eu un réflexe extraordinaire en déclenchant immédiatement l'alerte."

Il a en outre confirmé qu'"un qu'un choc aurait été ressenti à un poste d'aiguillage". "Ce poste d'aiguillage est-il lui-même générateur de cet événement? Ce sont les enquêtes qui devront l'avérer ou le démentir", a-t-il poursuivé, prudent.

|||L'ESSENTIEL

• Aucun train ne circule au départ et à l'arrivée de Paris-Austerliz

• Un bilan provisoire faisait toujours état de six morts et d'une trentaine de blessés

• Le train, toujours couché sur la voie, doit être relevé dans l'après-midi

M. T. et E. M.