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À l'issue de la confrontation, l'oncle d'Elisa Pilarski déplore le "déni" de Christophe Ellul

Christophe Ellul, mis en examen pour la mort d'Elisa Pilarski, "refuse d'accepter que son chien est à l'origine du décès de ma nièce", s'est attristé l'oncle de la victime, à l'issue d'une confrontation au tribunal.

À l'issue de la confrontation au tribunal judiciaire de Soissons (Aisne) entre Christophe Ellul et la famille d'Elisa Pilarski ce lundi, l'oncle de la jeune femme morte dans la forêt de Retz, en novembre 2019, a lu une courte lettre devant la presse. Dans cette dernière, il dénonce une manipulation de la justice et condamne "le déni" du compagnon de la victime.

Appel de détresse

"Cela fait maintenant 16 mois que monsieur Ellul manipule la justice et le public", déplore, ému, Vincent Labastarde, l'oncle d'Elisa Pilarski.

Plus d'un an après la mort de la jeune femme de 29 ans, la justice a analysé le portable de la victime, dans lequelle se trouvait "vingt photos avec Curtis, qui se promène en forêt de Retz, en laisse mais non muselé".

Ces clichés auraient été pris quelques minutes avant l'attaque de Curtis, déclare-t-il. Un "appel de détresse" de sa nièce a ensuite été effectué à son compagnon, qui lui a répondu par sms: "je le fais piquer".

"Il est toujours dans le déni"

"Par ce seul sms, il reconnaît que son chien est à l'origine du décès de ma nièce. Devant ces preuves irréfutables, monsieur Ellul a refusé de concourir à la manifestation de la vérité. Il est toujours dans le déni, et refuse d'accepter que son chien est à l'origine du décès de ma nièce. Je veux rappeler que les victimes sont Elisa et son bébé, et non Curtis."

"On est face à un mur", souffle encore Vincent Labastarde.

Christophe Ellul, propriétaire du chien, a été mis en examen début mars pour "homicide involontaire" et "pour avoir par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité (...) involontairement causé la mort" de sa compagne, "résultant de l'agression commise par plusieurs chiens dont il était propriétaire ou gardien".

Esther Paolini Journaliste BFMTV