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Entretien choc de Lady Di en 1995: la police britannique décide de ne pas lancer d'enquête

Les unes de la presse britannique, au lendemain de l'entretien-confession de Lady Diana diffusé sur la BBC en 1995.

Les unes de la presse britannique, au lendemain de l'entretien-confession de Lady Diana diffusé sur la BBC en 1995. - Johnny Eggitt - AFP

La police britannique a décidé de ne pas ouvrir d'enquête sur l'entretien choc accordé en 1995 par la princesse Diana à la BBC. La chaîne était accusée d'avoir falsifié des documents pour obtenir cette interview.

La police britannique a annoncé jeudi qu'elle n'ouvrirait pas d'enquête sur un entretien choc accordé en 1995 par la princesse Diana à un journaliste de la BBC, accusé d'avoir falsifié des documents pour obtenir cette interview.

"À la suite d'un examen détaillé et au vu des conseils que nous avons reçus, nous avons déterminé qu'il n'était pas opportun d'ouvrir une enquête pénale sur ces allégations", a déclaré le commandant Alex Murray de la police londonienne, dans un communiqué.

L'enquête devait se pencher sur la conduite de Martin Bashir, journaliste peu connu à l'époque mais propulsé par ce scoop vers une carrière internationale, et accusé d'avoir falsifié des documents, pour obtenir le fameux entretien. Elle devait aussi s'intéresser de près à ce que la BBC savait, et si l'institution avait sciemment protégé son journaliste.

L'effet d'une bombe

L'interview, regardée par 22,8 millions de Britanniques, avait fait l'effet d'une bombe: la princesse, morte deux ans plus tard dans un accident de voiture à Paris, y affirmait qu'il y avait "trois personnes" dans son mariage -en référence à la relation que Charles entretenait avec Camilla Parker Bowles- et reconnaissait avoir elle-même une liaison.

Vingt-cinq ans plus tard, le frère de Diana, Charles Spencer, avait accusé Martin Bashir d'avoir falsifié des documents pour l'obtenir. Il affirmait que M. Bashir lui avait montré des relevés de compte -qui se sont avérés faux- prouvant que les services de sécurité payaient deux personnes à la Cour pour espionner sa soeur.

"Si je n'avais pas vu ces relevés, je n'aurais jamais présenté Bashir à ma soeur", avait-t-il écrit dans une lettre à la BBC, en demandant des excuses pour ces méthodes "malhonnêtes".

La BBC a annoncé en novembre lancer une enquête indépendante sur cette interview, ce qui avait été salué par le prince William, fils aîné de Charles et Diana.

La police a précisé que "dans cette affaire, comme dans toute autre, si de nouvelles preuves importantes venaient à être découvertes, nous les examinerons".

M. R. avec AFP