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Les nouvelles aventures de Sabrina: un groupe de militants sataniques compte emmener la série en justice

Kiernan Shipka dans "Les Nouvelles aventures de Sabrina"

Kiernan Shipka dans "Les Nouvelles aventures de Sabrina" - Netflix

Le Temple Satanique, une organisation américaine, reproche à la série de s'approprier la figure de Baphomet, leur icône.

C’était un petit événement télévisuel de la fin de semaine dernière: la diffusion des Nouvelles aventures de Sabrina, reboot du classique des années 1990, sur Netflix. Très attendue, la série n’a pas ravi tout le monde. Le co-fondateur et porte-parole du Temple Satanique, un groupe de militants politiques utilisant une imagerie diabolique, a fait part dimanche de son projet de porter plainte. 

"Oui, nous prenons des mesures judiciaires concernant Les Nouvelles aventures de Sabrina, qui s'approprient notre monument protégé par des droits d'auteur pour promouvoir leur fiction satanique stupide", a tweeté Lucien Greaves à ses 11.000 abonnés.

Le diable de discorde

Au coeur de leurs revendications: une statue présente dans l'école de sorcellerie de la série. La sculpture est indéniablement similaire à un monument érigé par le Temple Satanique en 2014, représentation de Baphomet, la déité-phare l'organisation. 

Dans la série de Netflix, la statue représente un homme ailé à tête de chèvre, arborant un pentagramme sur son front, entouré par deux enfants. Autant d'éléments que l'on retrouve dans le monument de l'organisation, identique jusque dans la position de la divinité

"Combattre les chasses aux sorcières"

Une utilisation qui, dans le contexte des Nouvelles aventures de Sabrina, déplaît à Lucien Greaves: "Avoir son icône principale associée au sacrifice humain et à un culte malfaisant et patriarcal ne constitue pas franchement une représentation souhaitable", a-t-il répondu à un détracteur sur Twitter. 

En prenant la parole, il souhaite "combattre les chasses aux sorcières" et les "représentations inconséquentes et dangereuses", explique-t-il à Broadly:

"Nos avocats ont envoyé une lettre pour informer la série qu'ils violent notre droit d'auteur en utilisant notre image principale comme icône d'un culte cannibale et malfaisant", déclare-t-il. Assurant que l'organisation n'a jamais été contactée par Netflix: "Notre réponse aurait été non". 

Malcolm Jarry, autre co-fondateur, déclare que "si aucune résolution ne peut être trouvée, nous prendrons des mesures juridiques agressives pour protéger notre droit d'auteur". Interrogée par Vice avant que l'affaire n'éclate, la productrice designer de la série avait quant à elle estimé qu'il "s'agissait d'une sorte de coïncidence". 

B.P.