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Polémique: Angelina Jolie nie avoir fait passer des auditions "cruelles" aux enfants cambodgiens

Angelina Jolie en janvier 2016 à Los Angeles.

Angelina Jolie en janvier 2016 à Los Angeles. - Valerie Macon - AFP

Dans un communiqué, la star hollywoodienne réfute les méthodes de casting douteuses que lui prête un article du Vanity Fair américain.

En pleine polémique, Angelina Jolie a décidé de réagir. La star s'est attirée les foudres de nombreux lecteurs après la parution d'un article dans le magazine Vanity Fair américain. Entre deux confessions sur sa vie après Brad Pitt et la paralysie faciale dont elle est atteinte, la revue aborde un sujet plus lourd: la manière cruelle dont se seraient passées les auditions du film qu'elle vient de réaliser pour Netflix, First They Killed My Father, qui s'intéresse au génocide cambodgien. 

"Lors des auditions, Jolie a cherché dans des orphelinats, des cirques et des bidonvilles, avec pour but de trouver des jeunes filles ayant traversé de lourdes épreuves. Pour déterminer laquelle aurait le premier rôle, les directeurs de castings ont mis en place un jeu, plutôt dérangeant: ils mettaient de l'argent sur une table et demandaient aux enfants de penser à la chose qu'elles aimeraient s'offrir avec cet argent... puis le leur reprenaient", décrit l'article de la revue, dont l'actrice fait la couverture. Une manière, donc, de trouver une jeune comédienne à la réaction la plus bouleversante qui soit.

Si ces révélations ont provoqué un tollé envers Angelina Jolie, cette dernière n'a pas tardé à réagir, et s'est défendue samedi dans un communiqué, publié dans plusieurs médias américains donc Deadline et USA Today

"Toutes les mesures ont été prises pour assurer la sécurité, le confort et le bien-être des enfants sur le film, dès les auditions, pendant le tournage et jusqu'à maintenant", a-t-elle déclaré, assurant que des parents et des représentants d'associations étaient présents tout du long.

Un exercice d'improvisation

L'actrice a ajouté que les techniques d'audition décrites dans Vanity Fair étaient en réalité un exercice d'improvisation basé sur une scène du film, et qu'aucun argent n'avait été utilisé.

"Je suis en colère qu'un exercice d'improvisation sur une scène du film ait été écrit comme quelque chose qui s'est passé dans la vraie vie", a-t-elle poursuivi. "La suggestion selon laquelle de l'argent réel a été retiré à un enfant lors d'une audition est fausse et bouleversante. Je serais indignée si cela était réellement arrivé". 

Des déclarations qui ont reçu le soutient du co-réalisateur et producteur du film, Rithy Panh. Le cinéaste cambodgien a affirmé que parler "d'audition abusive" était "une mal interprétation grossière" des faits. 

"Tellement d'enfants ont participé à la production de ce film. Angelina et moi avons pris le plus grand soin d'assurer que leur bien-être était protégé", a-t-il assuré, lui aussi dans un communiqué.

Nawal Bonnefoy