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Johnny Cash honoré d'une statue au Capitole américain

Johnny Cash en 1999 à New York

Johnny Cash en 1999 à New York - Scott Gries - Getty Images North America - AFP

L'auteur de I Walk the Line, mort en 2003 à Nashville, sera accompagné dans cette salle des statues du Congrès par Daisy Bates, une journaliste noire américaine, figure de la lutte pour les droits civiques.

Une statue de Johnny Cash va faire son entrée au Capitole américain à Washington, son état natal de l'Arkansas ayant décidé de remplacer ses actuelles figures controversées, associées à la suprématie blanche.

Chaque Etat américain entrepose deux sculptures dans la salle des statues ("Statuary Hall"), une grande galerie située à l'intérieur du Capitole, bâtiment accueillant le Congrès des Etats-Unis. Les deux figures du siècle dernier qui y représentent l'Arkansas ont récemment fait l'objet de vives critiques, avec en toile de fond un mouvement réclamant de faire tomber les symboles des Etats confédérés, territoires ayant défendu l'esclavage pendant la guerre de Sécession.

Au côté de Daisy Bates, journaliste noire américaine

Ancien Etat membre de la confédération, l'Arkansas a ainsi annoncé que l'une de ses deux statues représenterait désormais Johnny Cash, une icône dont les titres, interprétés avec sa légendaire voix grave, ont traversé les générations.

L'auteur de I Walk the Line, mort en 2003 à Nashville, sera accompagné dans cette salle des statues du Congrès par Daisy Bates, une journaliste noire américaine, figure de la lutte pour les droits civiques, après un vote en ce sens au Sénat de l'Arkansas.

Daisy Bates a joué un rôle important dans le combat de neuf élèves noirs de Little Rock pour être intégrés dans un lycée de la capitale de l'Arkansas, où le président Eisenhower avait envoyé l'armée en 1957 pour permettre leur intégration.

Les statues de James Paul Clarke, un sénateur et gouverneur de l'Arkansas ayant soutenu avec force la ségrégation au tournant du XXe siècle, et d'Uriah Rose, un avocat ayant appuyé la confédération, vont donc être retirées.

Nawal Bonnefoy avec AFP