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Tout comme Netflix, Disney envisage de ne plus tourner en Géorgie si la loi qui restreint l'IVG entre en vigueur

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Avengers - Disney - Marvel Studios

Le directeur de la Walt Disney Company a indiqué qu'il serait "très difficile" pour le studio d'y continuer ses tournages si cette loi finissait par être appliquée.

Hollywood envisage, doucement mais sûrement, de tourner le dos à la Géorgie. Au cours des dernières années, cet Etat américain avait réussi à séduire les studios de production grâce à des dispositifs fiscaux très attractifs mis en place en 2008, s'imposant ainsi comme le décor idéal pour les séries (Stranger Things, The Walking Dead...) mais aussi les films (Black Panther, Avengers: Infinity War...). Mais l'histoire d'amour entre la Géorgie et les géants du divertissement pourrait bien toucher à sa fin.

"Nous surveillons cela de très près"

C'est que la Géorgie vient d'adopter une loi qui durcit considérablement les critères permettant aux femmes d'interrompre leur grossesse, en leur interdisant les avortements dès que les battements du coeur du foetus sont perceptibles - ce qui correspond environ à la sixième semaine de grossesse, un stade où bien des femmes ignorent encore qu'elles sont enceintes.

Comme le rapporte le site spécialisé Variety, Bob Iger, le directeur de la Walt Disney Company, a indiqué à Reuters qu'il serait "très difficile" pour le studio d'y continuer ses tournages si cette loi finit par entrer en vigueur.

"Je pense que de nombreuses personnes qui travaillent pour nous ne voudront plus travailler ici, et nous devrons prendre leurs souhaits en considération. Pour l'instant, nous surveillons cela de très près", a-t-il confié. 

Une décision aussi envisagée par Netflix

Disney est la deuxième grosse entreprise hollywoodienne à s'exprimer sur le sujet. Mercredi, le responsable des contenus de Netflix, Ted Sarandos, a annoncé que la plateforme de steaming envisageait de cesser ses tournages en Géorgie. 

"Nous employons de nombreuses femmes sur des productions en Géorgie, dont les droits, comme ceux de millions d'autres, subiront des restrictions sévères en raison de cette loi", a-t-il déclaré dans un communiqué. "Etant donné que la législation n'est pas encore entrée en vigueur, nous continuerons à tourner là-bas, tout en soutenant aussi les partenaires et les artistes qui ont choisi de ne pas le faire. Si la loi devait être appliquée, nous aurions une réflexion sur la totalité de nos investissements en Géorgie".
Nawal Bonnefoy avec AFP