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Pixels, Super Mario Bros, Tomb Raider : quand les jeux vidéo s'invitent au cinéma

Alors que Pixels débarque sur les écrans français ce mercredi 22 juillet, retour sur ces jeux cultes qui ont connu une vie sur le grand écran. Pour le meilleur et pour le pire.

Les nostalgiques des jeux vidéos ne manqueront sûrement pas de faire un tour dans les salles obscures cet été. Sorti ce mercredi 22 juillet, Pixels, réalisé par Chris Colombus, réunit dans un seul et même film les héros cultes des jeux d’arcade PAC-MAN, Donkey Kong, Galaga, Centipede ou encore Space Invaders. Ce n’est bien sûr pas la première fois que les jeux vidéo tentent l'aventure sur le grand écran. Mais leur adaptation au cinéma reste souvent un pari risqué.

Dans les années 1990, les cinéphiles et amateurs de jeux vidéos ont ainsi pu découvrir sur grand écran les dispensables Super Mario Bros (1993) avec Bob Hoskins dans la peau du célèbre plombier à moustache, Street Fighter (1994) avec Jean-Claude Van Damme, Double Dragon (1994) avec Mark Dacascos, Mortal Kombat (1995) avec Christophe Lambert ou encore Wing Commander emmené par Tchéky Karyo. A la sortie de ces différents films, les critiques se sont montrées peu flatteuses et les fans ont généralement été déçus. Ces derniers assurent que ces long-métrages ne sont pas fidèles à l'esprit des jeux dont ils sont adaptés. Difficile alors de leur donner tort.

La franchise Resident Evil a rapporté plus de 900 millions de dollars au box-office mondial

Alors l'adaptation des jeux vidéos pour le 7ème Art relèverait-elle de la mission impossible ? Pas vraiment si on croit les producteurs qui vont inlassablement continuer à utiliser ce filon. En 2001, le grand public découvre ainsi l’adaptation du jeu culte Tomb Raider. C’est l’actrice Angelina Jolie qui incarne l’héroïne du jeu à succès sorti cinq ans plus tôt. Le film Lara Croft : Tomb Raider rapportera plus de 273 millions de dollars au box-office mondial. Mais le second volet Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie (2003), lui, ne récoltera péniblement "que" 157 millions de dollars à travers le monde.

Les jeux cultes des "gamers" n'ont pas connu le même sort lorsque leur heure est venue de connaître une nouvelle vie au cinéma. Si Resident Evil a donné lieu à cinq volets (un sixième est déjà en préparation), qui ont amassé au passage près de 900.000 millions de dollars au box-office mondial, d'autres jeux vidéos n'ont pas eu cette chance, d'Hitman à Prince of Persia en passant par Doom, Silent Hill, Alone in the Dark, Max Payne, Tekken ou Need for Speed. Pour ne citer qu'eux.

Assassin's Creed avec Michael Fassbender et Marion Cotillard en 2016

Parfois, il est également arrivé que les jeux vidéos aient droit à leur adaptation cinématographique, mais sans pour autant être incarné pas des comédiens en chair et en os. La célèbre franchise Final Fantasy a ainsi eu droit à son adaptation en images de synthèse avec Final Fantasy : les Créatures de l'esprit en 2001 et Final Fantasy VII : Advent Children en 2005, sorti directement en DVD en France. Même les studios Disney ont succombé à la folie des jeux vidéos dans leur long-métrage d'animation. En 2012, ils feront du méchant d'un jeu d'arcade le héros de leur film Les mondes de Ralph. Une idée qui leur portera chance puisque le dessin animé repartira quelques mois plus tard avec l'Oscar du meilleur film d'animation.

Les jeux vidéos n'ont pas fini de prendre d'assaut les salles obscures. Alors qu'Hitman : Agent 47 sortira en août prochain, le public pourra notamment découvrir en 2016 l'adaptation d'Assassin's Creed avec Michael Fassbender et Marion Cotillard. Mais si les jeux vidéos connaissent régulièrement une seconde vie au cinéma, il est à noter que l'inverse est vrai également. Une étude rapportée par le site Inaglobal révélait qu'entre 1975 et 2010, 547 films avaient donné naissance à environ 2.000 jeux vidéos. Echange de bons procédés...

Fabien Morin