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Les pépites du festival d'Annecy

Trente-cinq films en compétition, des avant-premières, le 39e festival d'Annecy dévoile cette année encore, quelques bijoux de l'animation.

Trente-cinq films en compétition, des avant-premières, le 39e festival d'Annecy dévoile cette année encore, quelques bijoux de l'animation. - Disney - Pixar - Sutdio Canal - Montage BFMTV

Le 39e festival du film d'animation d'Annecy s'achève ce week-end. Images du prochain Pixar et des Minions, films en compétition... voici quelques temps forts du festival.

Le festival du film d'animation d'Annecy, du 15 au 20 juin, est cette année encore riche d'une programmation variée. Entre les films en compétition et ceux présentés hors compétition, les festivaliers ont pu découvrir de nombreux films d'animation en avant-première. Nous avons retenu quelques temps forts du festival qui s'achève ce week-end.

>Lundi: Tout en haut du monde, dans la Russie des tsars

Tout en haut du monde, superbe première réalisation de Rémi Chayé, a ouvert sous les ovations du public du Festival le bal des prétendants français en lice pour le Cristal d'or, qui sera décerné samedi. "J'ai employé une méthode graphique, peu coûteuse et avec très peu de dessins, mais tous sont très précis. Les mouvements sont inspirés des animations japonaises et se situent aux antipodes des productions américaines", explique mercredi Rémi Chayé.

Dans une Russie recouverte par la neige et la mainmise du Tsar, Sacha est une intrépide adolescente aristocrate de 15 ans aux yeux verts et à la chevelure d'or, fascinée par les exploits de son grand-père, le célèbre Oloukine. Mais l'explorateur n'a plus donné signe de vie depuis le lancement de sa dernière expédition vers le Grand Nord. Persuadée que les vaines investigations menées jusqu'ici sont dues à une erreur d'orientation, l'adolescente s'échappe du domicile familial pour se lancer, cartes sous le bras, sur la trace de son modèle. 

> Mardi, des images exclusives du prochain Pixar

Les Studios Disney et Pixar ont dévoilé mardi des images exclusives de Zootopie et du Voyage d'Arlo, leurs deux prochaines réalisations. La sortie du dernier opus de la filiale du groupe Disney est prévue pour novembre prochain en France. The Good Dinosaur, son titre anglais, évoque l'odyssée d'Arlo: un jeune diplodocus peu dégourdi et apeuré par le monde qui l'entoure, mais déterminé à retrouver son chemin après avoir chuté dans un torrent qui l'a emporté loin de sa famille. Au cours de son périple, Arlo se lie d'amitié avec Spot, un petit homme des cavernes de 5 ans, avec lequel il traverse des terres mystérieuses sur les traces des siens.

L'histoire se déploie en partant du postulat que la météorite qui a touché la Terre il y a 65 millions d'années, provoquant l'extinction des dinosaures, n'a finalement fait que l'effleurer et a permis la rencontre entre ces créatures et l'Homme.

> Jeudi, les Minions débarquent

Ils n'ont rien perdu de leur bêtise depuis Moi, moche et méchant et jouent désormais les premiers rôles: Les Minions ont débarqué jeudi au Festival. "Quelle était la vie des Minions avant qu'ils ne rencontrent Gru, le héros de Moi, moche et méchant? C'est à cette question que nous avons souhaité répondre", explique Pierre Coffin, un des deux réalisateurs.

Trois années de travail ont été nécessaires à la réalisation du long métrage, qui sortira en France le 10 juillet. Truffé de gags, de références historiques ou musicales très rock'n'roll, le film, réalisé en 3D et à la graphie impeccable, fait le lien avec la saga de l'infâme Gru en remontant le passé et raconte d'où viennent ces petits bonshommes jaunes, bêtes comme leurs pieds depuis des siècles.

> Jeudi: Avril et le monde truqué, uchronie de Tardi

Dans Avril et le monde truqué, projeté en compétition au Festival du film d'animation d'Annecy, les réalisateurs Franck Ekinci et Christian Desmares donnent vie à une uchronie de Jacques Tardi où sévit une pollution industrielle massive. L'oeuvre, qui ravira les fans du maître français de la bande dessinée, décrit les aventures d'Avril Franklin, fille et petite-fille d'éminents savants disparus mystérieusement, après avoir passé leur vie à travailler sur un sérum "d'invulnérabilité".

L'intrigue du film se déploie dans un Paris du 19e siècle, alors que l'électricité n'a pas encore été inventée. Dans les rues de la capitale, le règne du charbon et de la vapeur fait tousser les habitants, tandis qu'en coulisses, le régime de Napoléon V tente de créer de nouvelles armes de guerre.

> Vendredi, Adama électrise Annecy

Adama, premier long métrage de Simon Rouby, a électrisé le Festival par son originalité formelle et son touchant récit d'un petit Africain de 12 ans dans l'Europe de la Grande guerre. Le film, réalisé à La Réunion avec un budget modeste, narre le périple d'un garçonnet déterminé à regagner le Vieux continent pour retrouver son frère engagé sur le front de Verdun. Il s'inspire de l'histoire vraie d'Abdoulaye N'Diaye, qui fut le dernier survivant décoré de la "Force Noire", le contingent de tirailleurs sénégalais envoyé par la France sur les champs de bataille.

"Lors d'un voyage au Sénégal, j'ai rencontré son petit-fils, qui m'a raconté l'expérience de guerre de cet homme ayant gardé pour lui ce douloureux souvenir jusqu'au crépuscule de sa vie. Il est mort un 11 novembre à 104 ans. J'ai trouvé l'ironie de cette histoire glaçante", explique Julien Lilti, le scénariste d'Adama. Le film sort dans les salles françaises le 21 octobre prochain.

M. R. avec AFP