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La Vache, une comédie tendre et poétique avec Jamel Debbouze

Porté par Jamel Debbouze, Lambert Wilson, Fatsah Bouyahmed, La Vache, qui sort en salles ce mercredi 17 février, raconte avec humour l'épopée d'un paysan algérien jusqu'au salon de l'agriculture à Paris.

Avec La vache (mais sans le prisonnier!), le réalisateur Mohamed Hamidi suit l'histoire de Fatah, un paysan algérien qui rêve de présenter Jacqueline, une magnifique Tarentaise qu'il vénère, au salon de l'Agriculture à Paris. Ce "road movie" du bled à Paris, récompensé de plusieurs prix au Festival de l'Alpe d'Huez, sort sur les écrans française ce mercredi 17 février.

Le personnage de Fatah est incarné avec justesse par un total inconnu (Fatsah Bouyamed), solidement encadré par deux vedettes dans les seconds rôles, Lambert Wilson et Jamel Debbouze, qui produit aussi le film. Mohamed Hamidi, dont c'est le deuxième long métrage après Né quelque part en 2013, a vu pas moins de dix fois La vache et le prisonnier avec Fernandel dans sa jeunesse, et paye sa dette au film avec un court extrait.

Un cocktail de générosité et de respect des différences

Comme son modèle, La vache s'inscrit dans une veine bon enfant, un cinéma populaire qui n'a pas peur des bons sentiments. Le naïf Fatah serait une proie facile pour des méchants, mais sa gentillesse déclenche irrésistiblement la pareille, et notre héros trouvera toujours sur son chemin des gens généreux, prêts à donner un coup de main ou à le sortir des embrouilles où il s'est fourré, comme le comte (Lambert Wilson), aristocrate désargenté au grand coeur. Jamel Debbouze campe l'insupportable beau-frère du gentil Fatah avec une gouaille inimitable. 

Les péripéties du voyage, jusqu'à l'arrivée triomphale au salon de l'agriculture, permettent de dresser d'émouvants portraits, tant en France qu'en Algérie, où tout le village suit l'épopée grâce à internet et à la télévision. Mohamed Hamidi, ex-éducateur en banlieue et créateur du Bondy Blog, qui collabore depuis plusieurs années avec Jamel Debbouze pour ses spectacles, se permet quelques piques sur l'Algérie d'aujourd'hui. On y compte "plus de problèmes que d'habitants", et la télé y montre invariablement des moustachus en costume, quelle que soit la chaîne.

Le film offre un spectacle familial et humaniste, un cocktail de générosité et de respect des différences qui tranche singulièrement avec notre époque de "déprimés", comme la décrit son héros Fatah.

F.M. avec AFP