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Belmondo "effondré" après le décès de son ami, Jean-Pierre Marielle

Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Marielle en 2010

Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Marielle en 2010 - Patrick Kovarik - AFP

"Bébél" est une des dernières figures de la "bande du conservatoire", formée par des débutants alors nommés Claude Rich, Jean Rochefort, Bruno Crémer et Jean-Pierre Marielle.

Jean-Paul Belmondo s'est dit "effondré" jeudi après l'annonce du décès à l'âge de 87 ans de son ami, le comédien Jean-Pierre Marielle, rencontré au conservatoire au début des années 50 et avec qui il formait une bande très soudée. 

"Quel coup dur! Je suis effondré! On a beau s'y attendre, une nouvelle pareille est dure à encaisser!", a affirmé la légende du cinéma français, dans un communiqué transmis à l'AFP. "Jean-Pierre, c'était plus qu'un ami. J'étais son ombre, il était la mienne".

"Et la France perd un grand comédien, une forte personnalité sachant tout à la fois manier l'humour de façon redoutable et travailler avec le plus grand sérieux. Jean-Pierre, tu resteras toujours à mes côtés", lance-t-il ému.

"Nous ne pensions pas à la gloire"

"Nous avons fait les 400 coups ensemble !", s'est aussi souvenu "Bébél", une des dernières figures de la "bande du conservatoire", formée par des débutants alors nommés Claude Rich, Jean Rochefort, Bruno Crémer et Jean-Pierre Marielle. Dans son autobiographie Le Grand n'importe quoi, en 2010, Marielle résumait ainsi les débuts de son amitié avec Belmondo:

"Nous ne pensions pas à la gloire [...] Nous déconnions en permanence, dès que l'occasion nous en était donnée, et nous la volions s'il le fallait".

Grande figure du cinéma français qu'il aura marqué de sa voix caverneuse, Jean-Pierre Marielle est décédé mercredi à l'âge de 87 ans, des suites d'une longue maladie. Ses obsèques se dérouleront dans la plus stricte intimité.

Jérôme Lachasse avec AFP