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Black M, entre le nouvel album et Call of Duty: "J'aime le challenge"

Le chanteur Black M sur la scène du Le Printemps de Bourges en avril 2015

Le chanteur Black M sur la scène du Le Printemps de Bourges en avril 2015 - Guillaume Souvant - AFP

De passage à la Paris Games Week, le salon français du jeu vidéo, l’interprète de Sur ma route s'est confié à BFMTV.com sur sa carrière de joueur et les parallèles qui existent entre la culture vidéo-ludique et les autres formes d'art. L'occasion pour lui d'évoquer L'Eternel insatisfait, son futur album. Et son esprit de compétition.

Déjà bien connu pour son rôle au sein de la Sexion d'Assaut, le rappeur Black M a été l'un des artistes incontournables de l'année 2014, avec son titre Sur ma route, tiré de son premier album Les Yeux plus gros que le monde. Alors qu'il prépare un deuxième disque, L'Eternel insatisfait, nous l'avons rencontré au beau milieu des gamers, au Paris Games Week, en train d'assurer la promotion de Call of Duty: Black Ops III, l'un des jeux vidéo les plus attendus de l'année. L'occasion de lui poser quelques questions.

"Quand Black M représente Black Ops"

Quelle est la raison de votre présence ici, au salon français du jeu vidéo?

Black M: Cette année, Black M représente Black Ops (du nom du dernier né de la franchise Call of Duty, ndlr). Avec grand plaisir, je parraine le jeu, car j'aime beaucoup cette série. Je ne suis pas ce qu'on peut appeler un grand gamer, car ma musique prend le pas sur absolument tout le reste. Mais j'aime bien jouer à plein de choses, depuis que j'ai découvert les jeux vidéo avec la Game Boy et Tetris, et j'aime beaucoup Call of (ou "COD", ndlr, ainsi que l'on surnomme le jeu vidéo en question). Car c'est le jeu numéro un, et voilà, il faut être présent.

Il existe de plus en plus de parallèles entre la culture vidéo-ludique, et les autres formes d'art. Des acteurs prêtent leurs visages ou leurs voix à des personnages, des musiciens composent pour des jeux. Quel regard portez-vous là-dessus?

Je trouve que c’est bien, pour l’artiste, tout comme pour le jeu. C'est même quelque chose que j’aimerais bien faire. Clairement, je me vois bien collaborer à un jeu vidéo, en donnant ma voix à un personnage, par exemple. 

Quel genre d'héros de jeu pourrait être Black M?

Pour un héros inconnu, je verrais bien un personnage sombre, avec une tête de gentil, un regard triste et méfiant. Un peu beau gosse… Genre moi! (sourire). Et si ça devait être quelqu’un qui existe déjà, ce serait Vegeta, de Dragon Ball Z!

Avec les potes de la Sexion d'Assaut, vous faites souvent des soirées jeux-vidéo?

Pas tellement, car tout le monde ne joue pas aux mêmes jeux que moi. Et pour Call of Duty, je préfère jouer en solo, plutôt qu'en ligne avec d'autres joueurs. Ce que j'aime, c'est me retrouver chez moi, tout seul, avec ma console, pour évoluer dans mon monde… Pour me créer un monde, même. C'est pour ça que j'aime bien les jeux d'aventure, avec une histoire, en temps de guerre. La compétition avec d'autres, je réserve ça pour la musique.

"Le commercial ? Je ne crache pas dessus"

En parlant de ça, comment avance votre futur album, L’Eternel insatisfait?

Il avance, énormément. Je suis pris par la tournée parce qu’elle dure jusqu’à la fin de l’année, puis j’enchaîne avec des dates en Afrique et quelques autres aux Etats-Unis. Mais sinon le projet est prévu pour l’année 2016, c’est sûr et certain. Et je compte y aller beaucoup plus fort que pour Les Yeux plus gros que le monde (son premier album, ndlr). Que ce soit au niveau des thèmes, des featurings, des mélodies… Ce sera aussi bien que le premier, multiplié par je ne sais pas combien... (rires)

  • Et pourtant, vous avez déjà fait très fort avec votre dernier album. Preuve en est notamment, avec votre titre de "meilleur artiste français", remporté aux dernières MTV EMA?

J’aime beaucoup le challenge, ce sera encore mieux que le Black M De 2014, j’irai jusqu’au bout.

Vous produisez un rap qui connaît un succès commercial incroyable. Est-ce un passage obligé pour réussir?

Moi quand je crée, je ne crée pas pour faire du commercial. Mais une fois que c’est commercialisé, je ne crache pas dessus. Car c'est le but de tout artiste de se faire reconnaître dans le monde entier. Pour mon premier album, j’ai écrit ce que je ressentais, avec mes humeurs du moment. Après, toute la France a soulevé le morceau Sur ma route, mais je ne m'y attendais pas. Tant mieux, pourvu que ça continue.

Mais du coup, quand avez-vous le temps de jouer aux jeux vidéos?

(Rires) Entre chaque date, en fait! Dans mon tour bus j’ai un petit salon, une console, et Call Of Duty. C'est comme ça que je me détends après chaque concert.

Romain Iriarte & Jérémy Maccaud