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Les trottinettes en libre-service bientôt interdites à Paris?

La question sera discutée au Conseil de Paris la semaine prochaine. Plusieurs groupes d'élus poussent pour que le contrat entre les opérateurs et la Ville ne soit pas renouvelé.

Vont-elles disparaître des rues de la capitale? Les élus de tous bords semblent d'accord pour interdire, ou au moins réguler plus sévèrement, l'usage des trottinettes électriques en libre-service à Paris. La question sera au coeur des débats la semaine prochaine, au Conseil de Paris.

Comme la majorité, le groupe Modem ne souhaite pas le renouvellement du contrat qui lie la mairie et les opérateurs Lime, Dott et Tier jusqu'au mois de de février 2023, et a déposé un voeu en ce sens. "On demande à ce que les contrats ne soient pas renouvelés", a déclaré Maud Gatel, présidente du groupe Modem au Conseil de Paris.

L'élue appelle également à renforcer la sécurité en attendant la fin dudit contrat. "On demande l'interdiction d'utilisation aux mineurs comme ça se fait dans d'autres villes, notamment à Lyon, et la mise en place par les opérateurs de l'impossibilité technique de démarrer les trottinettes si vous êtes plus d'une personne. Notre but c'est de demander à terme l'interdiction des trottinettes en libre-service", a-t-elle indiqué.

La droite plus mesurée

A droite, on ne veut pas forcément l'interdiction mais souhaite un meilleur encadrement des usages. Le groupe de Rachida Dati souhaite par exemple l'installation d'une immatriculation sur chacun des engins pour faciliter les verbalisations, ou encore l'extension des zones limitées à 10km/h.

Nicolas Jeanneté, élu (Changer Paris) du 15ème arrondissement, demande quant à lui "l'obligation pour les opérateurs de demander de scanner la pièce d'identité pour éviter que les mineurs ne prennent ces trottinettes".

Les opérateurs sous pression

Au mois de septembre dernier, l'adjoint (EELV) à la mairie de Paris David Belliard avait déjà menacé les opérateurs de location de trottinette en libre-service d'un non renouvellement de contrat. Ces derniers dénonçaient notamment trop de mauvais usages, l'augmentation du nombre d'accidents ainsi que le stationnement anarchique des engins.

David Belliard et Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) en charge de l'urbanisme, avaient alors "demandé aux opérateurs de revenir d'ici un mois avec des propositions d'innovation et d'évolution du service sur l'occupation de l'espace public et la sécurité".

Ces derniers se sont donc exécutés et défendus dans un rapport remis au mois d'octobre dernier aux élus. Depuis, de nouvelles propositions ont été faites, dont le contrôle de l'identité des usagers et l'immatriculation de l'ensemble des engins, avait expliqué Mathieu Faure, directeur marketing de Dott.

Sarah Boumghar