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Covid-19: les aéroports de Paris se préparent au contrôle des départs hors UE

L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle

L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle - KENZO TRIBOUILLARD - AFP

Les passagers souhaitant quitter l'Union européenne depuis la France devront se munir d'une attestation certifiant que leur déplacement répond à un motif impérieux, qui peut être familial, sanitaire ou professionnel. Des documents supplémentaires peuvent être demandés pour prouver ce motif.

Les aéroports de Paris se préparent ce dimanche au contrôle des départs vers les pays extérieurs à l'Union européenne, conditionnés à un "motif impérieux" en vertu des nouvelles règles visant à limiter la propagation du coronavirus.

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé vendredi soir l'interdiction de toute entrée en France ou sortie du territoire national en provenance ou à destination d'un pays situé hors de l'UE. Avec ce nouveau serrage de vis sanitaire, le gouvernement espère freiner la propagation de l'épidémie de Covid-19 et ainsi éviter un nouveau confinement.

"Ce qui va changer concrètement, c'est le contrôle des passagers au départ. Les gens ne pourront pas partir pour des voyages d'agrément, par exemple vers Punta Cana (République dominicaine), les Antilles ou aller en famille en Afrique", a déclaré une source aéroportuaire.

"Tous les départs vers les grands vols internationaux vont être contrôlés. Il ne restera plus beaucoup de personnes, seules celles qui ont quelque chose d'urgent", a ajouté cette source.

Une double vérification

Les passagers souhaitant quitter l'Union européenne depuis la France devront se munir d'une attestation certifiant que leur déplacement répond à un motif impérieux, qui peut être familial, sanitaire ou professionnel. Des documents supplémentaires peuvent être demandés pour prouver ce motif.

La vérification s'effectuera selon un double rideau: "il y aura des contrôles de la part des compagnies aériennes, doublés de contrôles de la police aux frontières", a indiqué une autre source aéroportuaire.

Les transporteurs aériens ne pourront pas enregistrer un passager si celui-ci n'est pas muni de son attestation de déplacement. Mais la compagnie vérifie seulement la présence du document et n'est pas celle "qui décide si le motif est impérieux ou pas", cette compétence relevant de la seule police aux frontières, a précisé Air France.

En restreignant les déplacements internationaux, les autorités espèrent empêcher des contaminations supplémentaires mais aussi limiter la circulation de nouveaux variants du virus, susceptibles d'empirer la pandémie.

Malgré la chute du trafic aérien, "Roissy et Orly représentent encore à peu près un million de passagers par mois, donc ça peut avoir un impact sur l'épidémie", a estimé la première source aéroportuaire.

C.Bo. avec AFP