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Mort d'un bébé dans une crèche de Lyon: ce que l'on sait du profil de l'employée mise en examen

Âgée de 27 ans, l'auxiliaire était en CDI dans cette crèche depuis le mois de mars. Son avocat affirme qu'elle traversait une période compliquée.

Un bébé de 11 mois est mort mercredi dernier dans une crèche privée du réseau People&Baby, située dans le 3e arrondissement de Lyon. Une employée de l'établissement a avoué l'avoir aspergé d'un "produit caustique" avant de lui en faire ingérer, se disant "excédée" par les pleurs du nourrisson.

La suspecte a été mise en examen vendredi soir pour "homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans". Elle a depuis été placée en détention provisoire à la prison de Lyon Corbas.

En CDI depuis mars

Diplômée d'un CAP Petit Enfance, l'auxiliaire travaillait depuis dix ans avec les enfants et avait passé une formation de protection de l'enfance en avril dernier. Âgée de 27 ans, elle avait intégré la crèche People&Baby du 3e arrondissement de Lyon en CDI, en mars 2022.

La mise en cause n'a jamais eu de problème avec la justice et présente un casier judiciaire vierge. La direction du réseau People & Baby assure que rien ne pouvait présager un tel acte.

Une période d'instabilité

De son côté, son avocat la décrit au micro de BFM Lyon, comme une personne fragile qui traversait une période d'instabilité.

"Son petit ami est en détention et ne correspondait plus avec elle depuis un certain temps. Elle ne recevait plus de courriers depuis un temps. Elle était assez perturbée par cela. Elle ne dormait pas, elle ne pensait qu'à ça", explique maître Philippe Duplan, avocat de la jeune femme.

Entre ses difficultés personnelles et les conditions de travail dégradées, son avocat explique qu'elle aurait "disjoncté". Il mentionne un "coup d'énervement avec des conséquences dramatiques" mais affirme qu'elle n'avait pas l'intention de tuer le bébé.

Expertise psychiatrique demandée

Concernant la suite de l'enquête, des auditions avec la famille, les amis et le voisinage de la mise en cause vont avoir lieu. Cette dernière va également devoir passer une expertise psychiatrique et psychologique.

L'auxiliaire risque la prison à perpétuité à moins que les expertises demandées ne révèlent une altération ou une abolition du discernement.

Maëva Commecy avec Marine Langlois