BFMTV

Washington sanctionne 8 responsables vénézuéliens dont un frère de Chavez

Le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, le 27 juillet 2017 à Washington

Le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, le 27 juillet 2017 à Washington - NICHOLAS KAMM, AFP

Huits responsables vénézuéliens dont un frère d'Hugo Chavez sont visés par des sanctions économiques de la part de Washington.

Les Etats-Unis ont infligé des sanctions financières au Venezuela, au moment où le gouvernement du président Nicolas Maduro poursuit sa reprise en main des institutions, faisant craindre à l'opposition la dissolution du Parlement qu'elle contrôle.

"Le Venezuela ne peut être sanctionné par rien ni par personne", a immédiatement réagi le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, selon lequel les Etats-Unis "se ridiculisent devant le monde entier".

Leurs biens gelés

Huit responsables, dont un frère du défunt Hugo Chavez (président de 1999 à 2013), impliqués dans la récente mise en place de l'Assemblée constituante, rejetée par une grande partie de la communauté internationale, sont visés par ces mesures annoncées mercredi.

"Tous les biens de ces individus sont gelés aux Etats-Unis et les citoyens américains ont pour interdiction de commercer avec eux", a fait savoir dans un communiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

"Ce régime est inacceptable et les Etats-Unis se tiendront au côté de l'opposition (qui se bat) contre la tyrannie jusqu'à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique", a affirmé le Trésor.

Le 31 juillet, Washington avait déjà imposé des sanctions juridiques et financières sans précédent contre le président Maduro, alors qualifié de "dictateur".

Le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, a siégé mercredi dans un climat de défiance vis-à-vis de l'Assemblée constituante, installée au sein même du bâtiment législatif et chargée de réécrire la Constitution de 1999.

L'opposition, qui voit dans cette assemblée une tactique du président pour prolonger son mandat au-delà de 2019, redoute une "chasse aux sorcières".

C.Br. avec AFP