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Un jihadiste français et sa famille remis à la France par la Turquie

Un membre des forces irakiennes passe devant le logo de Daesh dans le village d'Albu Sayf, près de Mossoul en Irak, le 1er mars 2017. Photo d'illustration

Un membre des forces irakiennes passe devant le logo de Daesh dans le village d'Albu Sayf, près de Mossoul en Irak, le 1er mars 2017. Photo d'illustration - AHMAD AL-RUBAYE AFP

L'homme de 35 ans, originaire de Toulouse, a été livré à la France avec sa femme et ses deux enfants, dont un bébé en bas âge.

Un jihadiste français qui avait été capturé en Syrie par des rebelles syriens pro-turcs a été remis le 11 septembre à la France par la Turquie, a appris jeudi l'AFP de source proche du dossier. Jonathan Geffroy, alias Abou Ibrahim al Fransi, a été transféré en France avec sa femme et ses deux enfants, selon cette même source, confirmant une information du quotidien L'Opinion.

Originaire de Toulouse, il était visé par une enquête préliminaire depuis janvier 2016 en raison de son départ pour la Syrie. L'un de ses proches s'était présenté en novembre 2015 à la police pour signaler son départ, intervenu début 2015.

441 procédures judiciaires en cours

Selon L'Opinion, Jonathan Geffroy aurait joué un rôle important au sein de Daesh dans l'acheminement des jihadistes français vers la Syrie. Les Américains avaient annoncé sa mort en 2016.

La France est l'un des pays d'où proviennent les plus gros bataillons de jihadistes étrangers impliqués dans les conflits en Syrie et en Irak. Au 6 juin 2017, selon une source judiciaire, il y avait 441 procédures judiciaires en cours en lien avec des dossiers de jihadisme (254 enquêtes préliminaires et 187 informations judiciaires). La progression est exponentielle: 26 procédures on été ouvertes en 2013, 136 en 2015 et 120 sur la seule première moitié de 2016.

1.377 personnes sont concernées, dont 363 sont mises en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, délictuelle ou criminelle. Parmi elles, 244 ont été placées en détention provisoire et 119 sous contrôle judiciaire.

C. P. avec AFP