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Un fan de Trump frappe un opposant dans un meeting, la sécurité arrête l'opposant

L'opposant (au centre) et son agresseur (à droite, de dos)

L'opposant (au centre) et son agresseur (à droite, de dos) - US Uncut

Un fan de Donald Trump s'en est pris à un opposant noir lors d'un meeting en lui adressant un coup de poing dans la figure. Ironie de l'histoire, c'est la victime qui a été arrêtée par la sécurité et non l'agresseur. Une violence qui n'est pas rare pendant les meetings de Trump.

La scène, capturée en vidéo et postée sur YouTube, est surréaliste: pendant un meeting de Donald Trump le 9 mars, à Fayetteville en Caroline du Nord, plusieurs jeunes hommes noirs protestent de façon non violente. L'un des jeunes manifestants est très rapidement la cible de gestes obscènes et d'insultes.

Le désaccord aurait pu en rester là mais un supporter de Trump n'a vraiment pas apprécié cette provocation. Il s'approche alors du jeune homme et lui envoie son poing dans la figure.

Mais plutôt que d'arrêter l'agresseur, les hommes du service de sécurité arrêtent le jeune homme victime du coup de poing et le frappent une fois au sol.

Dans un entretien avec le Washington Post, Rakeem Jones, la victime, confie ne pas avoir vu le coup arriver. Il assure aussi que l'action qu'il menait avec trois amis n'était absolument pas violente. Il reproche aussi à la police de ne pas avoir interpellé son agresseur.

"Mon œil me fait mal. C'est choquant de voir que cet homme m'a frappé et qu'ils l'ont laissé s'en tirer. C'est le rôle de la police de l'interpeller".

Un phénomène courant

Malheureusement, ces types d'agressions et d'actes haineux sont fréquents lors des rassemblements de Donald Trump. Il a encouragé ce genre d'attaques violentes à plusieurs de ses rassemblements.

Rakeem Jones le dit : "Ces violences sont courantes lors de meetings de Trump mais ils cautionnent."

Dernièrement, un photographe du Time, Christopher Morris, avait été étranglé et précipité au sol lors du meeting de Raston, en Virginie, parce qu'il était légèrement sorti de la zone de presse. Il avait ensuite été emmené à l'extérieur par des hommes en uniforme.

Le 1er mars, le magnat de l'immobilier avait sommé son service d'ordre de mettre un groupe d'étudiants noirs dehors. Tout simplement.
Antoine Caupert