BFMTV

Turquie : quatre civils dont un bébé tués par des roquettes kurdes, selon Ankara

Le drapeau turc

Le drapeau turc - BULENT KILIC / AFP

Les victimes ont été tuées par des roquettes et obus tirés depuis la Syrie qui se sont abattus sur les villes d'Akçakale et Ceylanpinar.

Au lendemain de l'offensive turque lancée contre la partie nord-ouest de la Syrie par la Turquie, au moins quatre civils, dont un bébé, ont été tués et 46 autres blessés jeudi par des projectiles tirés sur des villes frontalières turques par une milice kurde syrienne qui fait l'objet d'une offensive d'Ankara, selon les autorités locales.

"Un bébé syrien de neuf mois, Muhammed Omar, et un fonctionnaire (turc) rattaché au département du Trésor, Cihan Günes, sont tombés en martyrs", a déclaré dans un communiqué le gouvernorat de Sanliurfa, province frontalière de la Syrie.

Les deux victimes ont été tuées par des roquettes et obus tirés depuis la Syrie qui se sont abattus sur les villes d'Akçakale et Ceylanpinar, a précisé le gouvernorat, ajoutant que les 46 blessés avaient été hospitalisés. De plus, selon la TRT, deux civils ont été tués dans la province de Mardin, frontalière de la Syrie. 

La sous-préfecture touchée 

La Turquie a lancé mercredi une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), un groupe qu'elle considère comme "terroriste" mais qui est soutenu par les pays Occidentaux pour combattre Daesh.

Depuis le déclenchement de l'offensive, plusieurs projectiles tirés par les YPG ont touché des villes frontalières turques.

Jeudi, plusieurs obus ont notamment touché le bâtiment abritant la sous-préfecture d'Akçakale, a constaté un photographe de l'AFP, qui a vu au moins trois blessés, dont deux semblaient grièvement atteints. D'autres obus se sont abattus dans d'autres quartiers de cette localité frontalière de la Syrie, selon des correspondants de l'AFP.

A Akçakale, plusieurs familles ont évacué leurs maisons pour se mettre à l'abri et d'autres se sont barricadées chez elles.

Les rues se sont vidées après que la municipalité a invité la population à se mettre à l'abri des projectiles.

H.S. avec AFP