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Sauvetages humanitaires : plus de 400 migrants sur l'Ocean Viking et l'Open Arms

des migrants à bord de l'Ocean Viking.

des migrants à bord de l'Ocean Viking. - Anne CHAON / AFP

Depuis un troisième sauvetage ce dimanche, les navires humanitaires Open Arms et Ocean Viking ont secouru plus de 400 migrants dans la méditerranée.

Plus de 400 migrants sont hébergés sur les navires humanitaires Open Arms et Ocean Viking après un troisième sauvetage, près de la Libye, effectué par ce dernier bateau. Mais aucune solution n'est en vue pour leur accueil. Même si les capacités d'accueil optimales - 200 passagers environ - sont dépassées pour des personnes fatiguées, le coordinateur des opérations de recherche et de secours de l'ONG SOS Méditerranée, Nicholas Romaniuk, a décidé de continuer à patrouiller dans une zone située à 60 miles marins (environ 110 km) de Tripoli afin de secourir potentiellement d'autres embarcations. "Nous sommes les seuls présents dans la zone, les garde-côtes libyens ne répondent pas", a-t-il expliqué à une journaliste de l'AFP présente à bord de l'Ocean Viking, faisant également valoir des conditions météo favorables qui peuvent inciter au départ.

La plupart des rescapés sont Soudanais 

En outre, la célébration de l'une des principales fêtes du calendrier musulman, l'Aïd-el-Kébir, allège probablement la surveillance sur les plages libyennes. L'Ocean Viking, des organisations humanitaires SOS Méditerranée et MSF (Médecins sans frontières), a procédé à son troisième sauvetage en trois jours dimanche. "Nous avons une veille 24 heures sur 24 et deux radars qui couvrent la zone. Ce matin, c'est la présence d'un avion de reconnaissance à basse altitude qui nous a alertés et conduits plus au nord", explique "Nich". La plupart des rescapés de l'Ocean Viking sont soudanais (aux deux tiers), même si le premier bateau secouru vendredi transportait aussi des Sénégalais et des Ivoiriens, allés travailler en Libye et rattrapés par la guerre.

Selon le médecin de MSF, Luca, "les personnes secourues souffrent de déshydratation et beaucoup de la gale". Il a aussi "noté de nombreuses blessures héritées de tortures".

Robin Verner avec AFP