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Open Arms: l'Espagne propose d'accueillir le bateau à Algésiras, l'ONG rejette l'offre

Le bateau Open Arms au large de l'Espagne en décembre 2018.

Le bateau Open Arms au large de l'Espagne en décembre 2018. - JORGE GUERRERO / AFP

Le gouvernement espagnol a proposé ce dimanche d'accueillir le bateau de l'ONG Proactiva Open Arms transportant 107 migrants. L'ONG a rejeté l'offre de Madrid, la jugeant "irréalisable".

Le chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, "a ordonné aujourd'hui (ce dimanche) l'habilitation du port d'Algésiras pour recevoir le bateau 'Open Arms'", qui se trouve actuellement face à l'île italienne de Lampedusa, en raison de "la situation d'urgence" à bord et face à "l'inconcevable décision des autorités italiennes de fermer tous ses ports", a annoncé le gouvernement dans un communiqué.

L'ONG espagnole Proactiva Open Arms a annoncé refuser cette offre, la jugeant "irréalisable".

Jeudi, six pays de l'Union européenne, la France, l'Allemagne, la Roumanie, le Portugal, l'Espagne et le Luxembourg avaient indiqués qu'ils étaient prêts à accueillir une partie des 147 migrants alors à bord du navire, avait annoncé le Premier ministre italien Giuseppe Conte.

Madrid avait fait cette offre "en raison de la situation d'urgence à bord, après deux semaines de navigation", et alors que le navire transporte encore 105 adultes et deux enfants dans des conditions "intenables", a estimé Open Arms.

Le ministère espagnol des Affaires étrangères a toutefois lancé parallèlement, dans un communiqué, un dernier appel "aux autorités italiennes pour qu'elles autorisent le débarquement" des migrants, garantissant que ceux-ci seraient répartis entre pays européens "comme cela a été convenu".

Samedi, le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini a concédé l'autorisation aux 27 mineurs présents à bord de débarquer à Lampedusa. Une annonce faite à contrecoeur par l'homme d'extrême droite, qui a souligné dans une lettre ouverte à Giuseppe Conte que cette décision était en "contradiction avec (son) opinion". Mais il continue à refuser le débarquement du reste des passagers.

Clarisse Martin avec AFP