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Molenbeek: une manifestation d'extrême droite prévue samedi interdite

Dimanche, les hommages place de la Bourse à Bruxelles avaient été perturbés par des nationalistes.

Dimanche, les hommages place de la Bourse à Bruxelles avaient été perturbés par des nationalistes. - Patrik Stollarz - AFP

Les autorités de la capitale belge ont décidé d'interdire une manifestation d'extrême-droite prévue samedi à Molenbeek, par crainte de débordements.

Les autorités de Bruxelles ont décidé d'interdire une manifestation que comptait organiser samedi à Molenbeek le groupuscule français d'extrême droite Génération identitaire, a déclaré la bourgmestre de cette commune bruxelloise, Françoise Schepmans.

Crainte d'échauffourées

"Grande manifestation européenne le 2 avril à Molenbeek: "Expulsons les islamistes!" ", écrit le groupuscule sur son site internet. "Il est grand temps d'en finir avec les "je suis", les bougies et les marches blanches pour enfin sonner le signal de la Reconquête", ajoute le texte, publié dans la foulée des attentats jihadistes qui ont fait 32 morts et 340 blessés le 22 mars à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles.

"Si on avait laissé faire, il pouvait y avoir des échauffourées", a affirmé à l'AFP la bourgmestre à l'issue d'une réunion des représentants de la police, de plusieurs maires de communes bruxelloises et du ministre-président de la Région Bruxelles-Capitale, Rudi Vervoort. Les autorités craignaient des débordements car des groupes, notamment des jeunes, se mobilisaient pour contre-manifester.

Dimanche, les hommages aux victimes des attentats de Bruxelles avaient été perturbés par des manifestants nationalistes se présentant comme des "hooligans" sur la place de la Bourse, transformée en mémorial depuis une semaine.

Le métro pourra être fermé

Le chef du gouvernement régional bruxellois va prendre une "mesure d'ordre" pour interdire "toute manifestation ou contre-manifestation en lien avec cet appel à manifester", a précisé un collaborateur de Françoise Schepmans, Mustafa Er. La mesure sera en vigueur sur l'ensemble des 19 communes formant l'agglomération bruxelloise. En outre, il a été décidé que les bourgmestres des communes les plus concernées pourront prendre des mesures supplémentaires, comme la fermeture de certaines stations de métro.

"L'idée est qu'on les empêche de rentrer sur le territoire de la région bruxelloise", a expliqué ce responsable, en précisant que "des contacts" étaient pris avec les autorités en France et aux Pays-Bas, où l'appel semble rencontrer le plus de succès sur les réseaux sociaux, pour qu'elles empêchent les militants d'extrême droite "de monter dans les trains ou les bus".

H. M. avec AFP