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Le Soudan "mécontent" du nouveau décret migratoire de Trump

Le nouveau Premier ministre, le général Bakri Hassan Saleh, le 2 mars 2017 à Khartoum

Le nouveau Premier ministre, le général Bakri Hassan Saleh, le 2 mars 2017 à Khartoum - Ashraf SHAZLY, AFP/Archives

Les autorités soudanaises ont exprimé leur mécontentement après la nouvelle version du décret anti-immigration de Donald Trump, signée lundi.

Khartoum a exprimé mardi "son mécontentement" après la signature par le président américain Donald Trump de la nouvelle version du décret interdisant pendant 90 jours l'entrée des États-Unis aux ressortissants de six pays musulmans, dont le Soudan.

Dans un communiqué, le ministère soudanais des Affaires étrangères a exprimé "ses profonds regrets et son mécontentement concernant le décret pris par le président américain".

"Les citoyens soudanais n'ont jamais été liés à aucun crime ou acte terroriste commis aux États-Unis", précise le texte, en appelant Washington à revenir sur "cette décision sévère" frappant les Soudanais.

Levée de sanctions économiques

Le Soudan fait partie des six pays, avec l'Iran, la Syrie, la Libye, la Somalie et le Yémen, à être concernés par le nouveau décret interdisant pendant 90 jours l'entrée des États-Unis à leurs ressortissants. Il remplace un décret pris le 27 janvier mais rapidement bloqué par la justice fédérale.

Cette décision intervient quelques semaines après la levée "historique", par l'ex-président Barack Obama, de certaines sanctions économiques américaines imposées au Soudan.

Un pays "soutenant le terrorisme" pour les Etats-Unis

Avant l'allègement de ces sanctions le 13 janvier, le Soudan se trouvait depuis 1997 sous embargo commercial des États-Unis qui l'accusaient alors de soutenir des groupes islamistes armés. Le Soudan reste listé par les États-Unis comme un pays "soutenant le terrorisme".

Le défunt fondateur et chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a été basé dans la capitale soudanaise entre 1992 et 1996.

Le 29 janvier, le ministère soudanais des Affaires étrangères avait convoqué le chargé d'affaires américain à Khartoum pour protester contre le premier décret signé par M. Trump.

G.D. avec AFP