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L'assassin des journalistes James Foley et Steven Sotloff a été identifié

Le journaliste américain James Foley, assassiné début septembre en Syrie par l'Etat islamique.

Le journaliste américain James Foley, assassiné début septembre en Syrie par l'Etat islamique. - Nicole Tung - AFP

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi soir, par la voix du directeur du FBI, avoir identifié l'assassin des journalistes enlevés en Syrie.

L'assassin des journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, dont les meurtres par décapitation ont été revendiqués par les jihadistes de l'Etat islamique, a été identifié, a annoncé jeudi le directeur du FBI, James Comey.

"Nous l'avons identifié", a déclaré le patron de la police fédérale américaine devant la presse, en réponse à une question sur l'identité du meurtrier qui s'exprimait avec un accent britannique et dont le visage était dissimulé sur les vidéos de ces assassinats.

La différence entre pouvoir et vouloir en dire plus

James Comey a refusé de donner des indications sur l'identité ou la nationalité du bourreau de Foley et Sotloff. Interrogé pour savoir s'il s'agissait d'un ressortissant britannique, James Comey a dit qu'il "pourrait le dire, mais ne voulait pas le dire".

L'organisation EI avait revendiqué la décapitation le 19 août du journaliste américain James Foley et le 3 septembre celle de son compatriote Steven Sotloff, qui avaient été enlevés en Syrie.

Des accents anglais et américains dans les vidéos des jihadistes

Sur les vidéos diffusées par l'EI, le meurtrier dont le visage était masqué sous une cagoule noire, proférait, avec un fort accent britannique, des menaces à l'adresse de Barack Obama s'il poursuivait les frappes américaines contre l'EI.

Dans une autre vidéo de 55 minutes de l'EI, intitulée "Flames of war", et diffusée fin septembre, on voit un militant jihadiste masqué qui parlant parfaitement anglais avec un accent américain ou canadien. "Il n'y a pas de doute que quelqu'un s'exprime avec un accent nord américain sur cette vidéo, donc c'est l'une de nos grandes préoccupations à présent", a déclaré James Comey.

Une douzaine de ressortissants américains, selon lui, combattent actuellement avec les organisations terroristes, quelles qu'elles soient. Au total, une centaine ont cherché à les rejoindre, y sont parvenus et sont rentrés sur le sol américain ou se trouvent toujours en Syrie. Le chef du FBI s'est dit "inquiet du fait que l'EI cherche encore à motiver et à radicaliser les gens aux Etats-Unis".

Le sort du chef de Khorassan incertain après des frappes en Syrie

Interrogé sur l'efficacité les récentes frappes ciblées des Etats-Unis contre les membres de Khorassan, un groupuscule proche d'Al-Qaïda, le patron du FBI a dit "continuer à travailler avec l'hypothèse qu'ils sont toujours indemnes". Les autorités américaines n'ont pas pu confirmer l'ampleur des dommages subis par Khorassan, ni si son chef avait été tué lors des frappes mardi.

Elles avaient indiqué que ce groupe s'apprêtait à conduire "une attaque majeure" sur le sol américain. "Cette organisation est au top de la liste de mes préoccupations" depuis "longtemps", a déclaré James Comey.

S. C. et D. N. avec AFP