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Italie: la justice va entendre Giuseppe Conte sur la gestion de l'épidémie de Covid-19

Giuseppe Conte - Image d'illustration

Giuseppe Conte - Image d'illustration - Palazzo Chigi Press Office - AFP

Les interrogatoires pourraient commencer dès ce mercredi dans la capitale, assurent plusieurs médias transalpins.

Avec plus de 34.000 morts, l'Italie a été l'un des pays les plus touchés par l'épidémie de coronavirus. Ce mercredi, le parquet de Bergame, ville lombarde devenue l'un de principaux foyers du coronavirus côté transalpin, a annoncé vouloir entendre le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, dans le cadre d'une enquête sur la gestion de l'épidémie de Covid-19.

Comme l'annoncent les agences italiennes, les magistrats, qui pourraient se rendre à Rome pour entendre ce dernier, souhaitent aussi écouter les témoignages de deux de ses ministres, celui de la Santé, Roberto Speranza, et celle de l'Intérieur, Luciana Lamorgese, selon ces mêmes agences.

Selon les sites internet de deux quotidiens italiens, Corriere della Sera et Il Sole-24 Ore, les interrogatoires pourraient commencer dès ce mercredi dans la capitale.

Plusieurs enquêtes en cours 

A l'heure actuelle, le parquet de Bergame mène de front plusieurs enquêtes distinctes. 

L'enquête dans laquelle les magistrats souhaitent entendre Giuseppe Conte et ses deux ministres concerne les retards dans l'instauration d'une "zone rouge" comprenant deux communes de ce département, Nembro et Alzano Lombardo, particulièrement touchées par l'épidémie.

Le président de la région Lombardie, Attilio Fontana, et le responsable Santé, Giulio Gallera, entendus fin mai devant le parquet de Bergame sur cet aspect, avaient affirmé que la décision d'instaurer la "zone rouge" revenait au gouvernement de Rome.

Le ministre des Affaires régionales Francesco Boccia avait à l'époque rétorqué que "même la région aurait pu l'instaurer, il existe une loi le permettant".

Cette enquête est distincte de la "class action" lancée mercredi matin, également à Bergame, avec le dépôt d'une cinquantaine de plaintes par des proches de victimes du virus au parquet local.

H.S. avec AFP