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Gaza: le cessez-le-feu prolongé et des "progrès" dans les négociations

Des enfants palestiniens en train d'observer un avion de l'armée israélienne dans le nord de la bande de Gaza, le 4 août

Des enfants palestiniens en train d'observer un avion de l'armée israélienne dans le nord de la bande de Gaza, le 4 août - AFP

Au-delà de la prolongation annoncée, on ignore l'état des discussions censées produire non plus une pause limitée, mais une trêve durable entre des parties aux exigences apparemment inconciliables.

Le cessez-le-feu en vigueur depuis le 11 août à Gaza sera prolongé d'un commun accord de 24 heures, a annoncé lundi un membre de la délégation des négociateurs palestiniens au Caire, à une heure de l'expiration de la trêve.Un responsable israélien a ensuite, sous couvert de l'anonymat également, confirmé cette prorogation, convenue, a-t-il dit, "à la demande de l'Egypte, pour permettre la poursuite des négociations".

Les Israéliens et les Palestiniens "se sont mis d'accord pour prolonger de 24 heures" le dernier cessez-le-feu de cinq jours dans l'enclave palestinienne, a annoncé sans plus de détails ce haut responsable qui participe aux négociations indirectes sous la médiation de l'Egypte. Une précédente trêve de 72 heures avait été prolongée mercredi dernier.

"On a fait des progrès"

Au-delà de la prolongation annoncée, on ignore l'état des discussions censées produire non plus une pause limitée, mais une trêve durable entre des parties aux exigences apparemment inconciliables. Néanmoins, un haut responsable de la délégation palestinienne indiquait que les Egyptiens avaient soumis "un projet qui a été accueilli avec beaucoup de souplesse par les deux parties. On a fait des progrès".

Les Israéliens et les islamistes palestiniens du Hamas qui contrôlent Gaza avancent des exigences aussi difficilement compatibles que la démilitarisation de l'enclave pour les premiers, la levée du blocus israélien pour les seconds.

Un aéroport à Gaza

Israël et le Hamas ainsi que les autres organisations palestiniennes discutent à présent au Caire d'une proposition égyptiennne par laquelle les belligérants s'engageraient à un arrêt total des hostilités, mais qui prévoit aussi une série de dispositions touchant à la réouverture de la bande de Gaza, asphyxiée économiquement par un blocus israélien, selon un document que l'AFP a consulté.

Selon ce texte, les frontières entre Israël et Gaza seraient ouvertes plus largement; les zones tampons à l'intérieur du territoire disparaîtraient; les zones de pêche des Gazaouis seraient étendues de six à douze miles nautiques au moins; Israël aiderait à l'aide humanitaire et aux réparations; l'Autorité palestinienne dirigerait en coordination avec Israël et les organisations internationales l'entrée dans le territoire des matériaux nécessaires à la reconstruction, une disposition semble-t-il destinée à rassurer Israël, inquiet d'un détournement de ces matériaux pour lui nuire.

Des sujets aussi épineux que l'ouverture d'un port et d'un aéroport, à laquelle les Israéliens sont opposés, ou la restitution des corps de deux soldats israéliens morts en échange de la libération de détenus palestiniens, seraient remis à un mois, "après le retour du calme et de la stabilité".

A. K. avec AFP