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Norvège: un ministre démissionne au profit de la carrière de sa femme

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ILLUSTRATION - GEORGE FREY / AFP

Sa femme ayant accepté un poste de médecin aux États-Unis, le ministre norvégien des transports a décidé de quitter le gouvernement.

Le ministre norvégien des Transports, Ketil Solvik-Olsen, a annoncé jeudi sa démission pour donner la priorité, pendant un an, à la carrière de son épouse médecin, un geste salué comme exemplaire pour la parité hommes-femmes.

"Cela a été fantastique d'être ministre des Transports et des Communications et, en fait, j'aurais bien continué toute ma vie", a déclaré M. Solvik-Olsen, membre du parti du Progrès (droite anti-immigration) à ce poste depuis 2013.

"Un exemple fantastique"

"Mais je suis maintenant arrivé à un carrefour dans la vie où c'est au tour de ma femme de poursuivre son rêve. C'est un accord que nous avions conclu il y a de nombreuses années", a-t-il expliqué à la chaîne TV2 Nyhetskanalen.

Sa femme, Tone Solvik-Olsen, a accepté pour un an un poste de médecin dans un hôpital pour enfants aux États-Unis, a-t-il précisé. Cette décision a été applaudie sur les réseaux sociaux: "Respectable", "un exemple fantastique", ont réagi des internautes sur Twitter.

Pionnière de l'égalité hommes-femmes

Pionnière comme les autres pays nordiques en la matière, la Norvège arrive en deuxième position derrière l'Islande dans le dernier rapport du Forum économique mondial sur l'égalité hommes-femmes.

Selon les médias norvégiens, le ministre du Pétrole et de l'Énergie, Terje Søviknes, également issu du parti du Progrès, devrait également céder son portefeuille pour se consacrer à des responsabilités politiques locales. Les services du Premier ministre ont confirmé qu'un remaniement gouvernemental serait annoncé vendredi, sans préciser la nature des changements.

Le parti du Progrès siège depuis 2013 aux côtés des conservateurs de la Première ministre Erna Solberg au sein d'une coalition élargie depuis au petit parti libéral (centre-droit). Des formations toutes trois dirigées par des femmes.

L.D. avec AFP