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Kiev: la police disperse violemment les manifestants, des dizaines de blessés

La police a procédé à 31 interpellations à Kiev le 30 novembre 2013.

La police a procédé à 31 interpellations à Kiev le 30 novembre 2013. - -

"La manifestation a été dispersée de manière sauvage, il y a des dizaines de blessés et des dizaines d'interpellés", a écrit le député Andreï Chevchenko sur Twitter.

Elles ont donné l'assaut de bon matin. Les forces antiémeutes ont évacué violemment samedi matin les manifestants de l'opposition restés dans le centre de Kiev, faisant des dizaines de blessés, au lendemain d'un appel de l'opposition à chasser du pouvoir le président Ianoukovitch.

Dans une première réaction occidentale, l'ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine a souligné samedi qu'il condamnait toute "violence contre des manifestants pacifiques". "Je cherche toujours à comprendre ce qui s'est passé, mais je condamne évidemment toute violence contre des manifestants pacifiques", a écrit sur compte Twitter l'ambassadeur Geoffrey Pyatt.

Selon médias et témoins, l'assaut a commencé au petit matin sur la place de l'Indépendance dans le centre de Kiev, où restaient environ un millier de militants d'opposition après une manifestation la veille au soir.

31 interpellations

"La manifestation a été dispersée de manière sauvage, il y a des dizaines de blessés et des dizaines d'interpellés", a écrit le député Andreï Chevchenko sur Twitter. "L'Ukraine n'avait encore rien vu de tel", a ajouté ce député.

La police de Kiev a confirmé l'interpellation de 31 personnes, "pour hooliganisme et refus d'obtempérer". La plupart ont été relâchés par la suite, selon la même source.

Le site d'information proche de l'opposition Ukrainskaia Pravda a mis en ligne des photographies de manifestants le visage en sang, et des vidéos montrant apparemment des policiers antiémeutes intervenant à coups de matraque. Selon les médias, environ un millier de personnes se trouvaient sur la place, dont les forces de police ont pris le contrôle.

Arseni Iatseniouk, l'un des leaders de l'opposition et proche de l'ex-Premier ministre et opposante emprisonnée Ioulia Timochenko, a annoncé que l'opposition maintenait son appel à manifester dimanche à midi (10 heures GMT), et exigeait des explications du ministre de l'Intérieur et la démission du gouvernement.

A.D. avec AFP